‹ Œuvres de J. RacineChapitre 318 sur 390 · Celle qui est citée dans la lettre précédente · texte numérisé non relu

Celle qui est citée dans la lettre précédente

On promet depuis hier la Thébaïde à l'Hôtel*; mais ils ne la promettent qu'après trois autres pièces. Je n'ai pas été depuis longtemps à l'hôtel de Liancour. On m'a envoyé redemander depuis quatre jours le papier qu'on m'avoit donné pour faire signer, et que je vous ai donné aussi. Tàchez de vous souvenir où il est. Je viens de parcourir votre belle et grande lettre, où j'ai trouvé assez de difficultés qui m'ont arrêté, et d’autres sur lesquelles il seroit aisé de vous regagner. Je suis pourtant fort obligé à l’auteur des remarques”, et je l’estime infiniment. Je ne sais si il° ne me sera point permis quelque jour de le connoître. Adieu, Monsieur : votre

6. À l'Hôtel de Bourgogne. Elle n’y fut pas jouée cependant. La première représentation fut donnée sur le théâtre du Palais-Royal, le 20 juin 1664. Voyez au tome I la Wotice qui est en tête de la Thebaide.

7. Cet endroit est remarquable : il parle des critiques sur son ode de la Renommée, faites par Boileau, à qui M. le Vasseur avoit montré cette ode. Ces critiques lui inspirèrent de l’estime pour Boileau, et une grande envie de le connoître. M. le Vasseur le mena chez Boileau; et dans cette première visite commenca leur fameuse et constante amitié. (Note de Louis Racine.) — Si Louis Racine ne dit rien dans cette note dont il n’ait été bien informé, il n’y a point de doute à opposer à son témoignage; mais si c’est de la lettre seule qu’il a conclu que les remarques communiquées à Racine par le Vasseur avaient été faites sur l’ode de la Renommée, on peut regarder comme plus vraisemblable qu’elles avaient pour objet {a Thébaide. Quant à l’auteur des remarques, il serait difficile de ne pas admettre qu’il s’agit de Boileau. La suscription de la lettre nous montre que le Vasseur était alors à Crône, petit village près de Villeneuve-Saint-Georges. Le père de Boileau avait eu à Crône une maison, où il passait le temps des vacances du Palais (voyez les Mémoires de Louis Racine, tome I, p.221 et 222). Après sa mort, en 16b7,cette maison était sans doute restée dans sa famille. Ce fut probablement à Crône que l’abbé le Vasseur, comme le dit ici, dans une note, l'éditeur de 1807, fit la connaissance de Boileau ; et les deux illustres poëtes durent ainsi à ce tiers les premières relations qui s’établirent entre eux et devinrent bientôt si étroites.

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