‹ Œuvres de J. RacineChapitre 9 sur 390 · Racine confond ici Hiéron I avec Hiéron II · texte numérisé non relu

Racine confond ici Hiéron I avec Hiéron II

qu'il étoit de la race de Cadmus. Il le loue aussi d’être le conservateur de sa ville.

Alwvy tr Ege- RE HL6pOULOG, TAOÏTOV Te xaù ydpiv &yuv Tynolais nr” aperais.

Le temps et la destinée a comblé leurs vertus de richesses

et de bonheur.

Tüvy dÈ rerpayéVOV, 'Ev dla te ual mapà dlxav, ’Axolntov obù àv Xp6vos, à révtwV rate, Aüvarto éme Épywv téhos.

Ada dE rétuw ob eddalpuovt yévorr” &v* Echo yào ro xapuétuv, Iua Ovéorer ral yxotov dapuucbév.

Il dit cela à cause que Théron avoit été en guerre avec Hiéron. Le temps ne sauroit pas empêcher que cela n'ait été . fait; mais le bonheur et la joie présente doit faire oublier tous

ces malheurs.

"Ererar dE A6yos ed0pôvors Kdduoto xobpats, ra- Bov at mey&\x. ITév0os

AË rirvet Bapb

Kpecoévwv rpds dyabüv.

Il fait venir là l’histoire des filles de Cadmus, parce que Théron étoit de cette race. Elles furent donc toutes malheureuses ; mais après elles devinrent immortelles, comme Sémélé

et Ino.

5H ro Bootûv ye xéxputat ILetous où tt Oavérou, OÙd Gabyuuov éuépav ‘Orôére rat ‘Aou 7Ateupet ouv dyaûü Tehevtécopev.

Poat à &Aot’ Sat Edlopräy te péta xat Ilévwv ès dydouc ÉGav.

J, RaAGINE. vi

Il appelle les Journées filles du Soleil; il y en a qui expliquent ce vers, &sbyov äuépay, pour le jour de la mort, parce qu’elle finit tous nos travaux.

Ofrw dè Mofp’, & te matpwiov Tévd’ Eyer Tv ebopova réTULOY Ocôpru oùv D 6

Ext re ral ru dye Iakvcpérekoy “AW Yp6ve.

Il revient à Théron, dont la race a été heureuse, et puis après malheureuse, et ensuite est retournée à son premier bonheur.

To dè tuyeïv, Ierppevov &ywvlas Iapokber duoppévwy.

‘O pèv robtos dperats Acddaluévos Déper tv te xat TV Katpbv, Baletav bréywv

Méptuvav &ypotépa.

Les richesses qui sont ornées de la vertu supportent aisément la bonne et la mauvaise fortune. C'est ce qu'a dit élégamment Sapho* :

«& Ioÿros dveu dpetiie ox doivhs réporxos * ‘H dè 2€ duporépuv xpâos eddarmovlas yet To &xpov. »

Callimachus a eu la même pensée en ces vers :

« Or dperñs &rep 8606 Enloratar Evdpus débetv, OÙr’ &perh &oévoo, dldou D” dperhv te al BAGoV. »

’Aothe &pltnAoc, &Aafiybv ZAvdpt oéyyos.

1. Ces vers de Sapho, et les suivants, de Callimaque, ont été. cités aussi par un des scoliastes; et c’est à lui que nous devons la connaissance des premiers, Les vers de Callimaque sont les deux derniers (95 et 96) de l'Hymne I, à Jupiter.

L'un avec l’autre’, dit-il, est un astre brillant, et le véritable ornement d’un homme.

EX dé puv Eyeu Ti, ofde td méA Ro, Ort Oavévrwv Èv àv- 042 aùtix” éréAauvor ppévec Hors Étiouv. Ta à èv Tade Auds dpya Alutpà nard as duxd- Ce tie, ÉX0p& AG Yo ppdous avayra.

Il représente la justice de l’autre monde, où sont punis les crimes de celui-ci. "Ez6e%, parce qu'on n’y juge point par amis, mais selon les actions. Comm.?.

?Ioov dE vôxteooty œet, "Lou D à auépois &ht- OV ÉYOVTES, AROVÉOTEPOV Echo véuovrar flo- Toy, où 064 Tapdoacytes AAXG YEpV,

OÙE révrtov Bow Kewvèy rapà dlatrav* dX- Àù rap mèv ruxlots Oeüv of rives Éyar-

poy edopxlas,

Adazpuy VÉWLOVTuL Atüya* tot D dxpocbpa - Toy x ÉovTt © TOVOv.

1. M. Aimé-Martin a mis : « l’un ou l’autre, » — Racine parait avoir écrit d’abord ef, au lieu de avec.

2. Tel est le texte du manuscrit. M. Aimé-Martin a mis : « les actions commises, » Mais il nous parait évident que Comm. est une abréviation du mot Commentaire, et signifie que l’explication proposée est tirée d’un scoliaste. On lit en effet dans les scolies (édition de Paul Estienne, p. 140) : to Oè pp, diôte oddels êxet wldos, SAN Exaotos èx TOY Épyuwv dixatodtar Lot xataxplvetat, « il dit &y0p&, ennemie, parce que là il n’y a point d’ami, mais que chacun est jugé et condamné d’après ses actions. »

3. Le manuscrit porte : otyéovrt, Tel est aussi le texte de l’édition de Paul Estienne (1599). Les autres éditions ont dyéovrt, ou dxyéovtt, les seules formes légitimes. Oly£ovrt est sans doute une

faute d'impression dans le texte de 1599; nous la signalons parce : P 99 ; Es

11 montre la différence des bons qui vivront! toujours en l’autre monde sans travail et sans affliction, sans labourer la terre et sans naviguer? sur la mer, ou, comme d’autres expliquent, sans se battre sur la terre et sans se battre sur la mer.

Ocot à’ étéAuaoav ès Tps ‘Exatépwbr pelvavres And réurav &dlrwv Eyetv Wuyèv, Étetav Atos “Odby rap Koévou tripoiv* Ev0a parxdpuwv

Näcoy Dxeavldes

Aÿpar repirvéouoiv * &v- Ou dE ypuosod pAËyer,

Tà pèv yepoôlev àr” à- Yhaüv devdpéwv,

"Yôwp à &AkaX péober” Ogprotot Tüv yépas &va- TAËLOVTL Ha otepdvols.

Il parle ici des plus parfaits qui ont persévéré dans la vertu, et qui, marchant par la voie de Jupiter, sont arrivés aux Îles des Bienheureux, où brillent des fleurs dorées, tant celles qui viennent dessus les arbres què celles que l’eau nourrit, comme les roses, etc.

Quelques-uns ont cru qu'il entendoit parler de la métempsycose en la personne de ceux qui ont persévéré dans la vertu partout où ils ont été, c'est-à-dire dans une condition ou dans une autre ; mais il semble qu'il ne veuille parler que de ceux qui dans l’une et l’autre fortune ont toujours été également vertueux; et cela vient mieux au discours qu'il a tenu auparavant de ces diverses fortunes. Car, dit-il, ces esprits fiers et intraitables, drthauvor, qui ont abusé de leur fortune, sont punis. Ceux qui se sont honnètement gouvernés ne sont point tourmentés ; mais ceux qui ont gardé leur âme toujours inviolable à l'injustice, en quelque état qu'ils aient été, et qui ont

que c’est une des preuves que ce texte est celui sur lequel Racine a travaillé. ù

1. Au lieu de « qui vivront, » il y a « qui vivent » dans l’édiuon de M. Aimé-Martin,

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