ACTE IV, SCENE V. i
DON LOPE
Quelque malheur dont je sois combattu , Un fort espoir renaît à ma foible vertu : Ensuite de mes maux dont le torrent s'écoule, Les biens semblent comme eux me venir tout en foule : Ce ciel, qui me sembloit même plaindre le jour. S'épuise en ma faveur par les mains de l'amour. Pardonnez, amiral, si mon trop long silence Vous a de ce beau mal caché la violence , Puisque je croyois moins, par ma discrétion. Vous taire un juste espoir qu'une présomption : Mais pouvant aujourd'hui fonder cette espérance Sur une trop solide et trop claire apparence, Je vous dois révéler cet important secret Que je ne puis verser dans un sein plus discret. Mais, craignant d'éventer une si belle flamme. Cherchons un lieu plus propre à vous ouvrir mon âme , Et pouvoir modérer par vos sages avis Le transport surprenant dont mes sens sont ravis.
DOW BERNARD
J'ai bien cru que du ciel la justice future
Vous devroit réserver quelque haute aventure.
Et que ses jugemens , aussi sages que saints ,
Sous de si grands malheurs cachoient de grands desseins.
FIN DU QUATRIÈME ACTE
i54 DON BERNARD DE CABRÈRE,
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