SCÈNE III
FÉDERIC, LADISLAS, VENCESL AS, ALEXANDRE, OCTAVE.
VENCESLAS, à Ladislas, Étouffez cette haine , ou je prends sa querelle. Duc, saluez le prince.
(Fëderic salue Ladislas.)
LADISLAS yà part.
0 contrainte cruelle !
VENCESLAS
Et, d'une amitié tendre unis à l'avenir, De vos discords passés perdez le souvenir.
F É DE R I c , à Venceslas»
Pour lui prouver à quoi mon zèle me convie , Qu'il ordonne, grand roi , de mon sang , de ma vie.
VENCESLAS
Assez d'occasions de sang , et de combats , Ont signalé pour nous et ce cœur et ce bras. Et vous ont trop acquis , par cet illustre zèle , Tout ce qui d'un sujet rend la gloire immortelle. N'exceptez rien aussi de ce que je vous dois ; Demandez : j'en ai mis le prix à votre choix ; Envers votre valeur acquittez ma parole.
FÉDERIC.
Je vous dois tout , grand roi I
VENCESLAS
Ce respect est frivole :
La parole des rois est un gage important Qu'il doivent , le pouvant , retirer à l'instant.