FLORIMONDE , ACTE V, SCÈNE V
Je prenois ta défense , et l'osai provoquer ,
Sur le simple dessein qu'il eut de t'attaquer.
Mais que ne peut l'Amour dessus de jeunes âmes !
N'accusons ni louons que ces divines flammes ;
Que nos plaisirs présens effacent nos travaux ,
Et d'un commun dessein pardonnons tous nos maux.
THÉASTE, à Cléonie.
Donc , madame , imitez sa bonté sans pareille.
(A Florimonde.)
Et vous que j'accusois , agréable merveille , Avec ce beau rival goûtez tous les plaisirs Qu'liymen peut accorder à vos jeunes désirs.
CLÉANTE
Oublions pour jamais nos communes querelles ;
Honorons l'inconstant et louons les fidèles.
C'est trop nourrir d'ennuis, c'est trop verser de pleùïs;
Après tant de soucis recueillons d'autres fleurs ;
Et que , pour souvenir de ce triple hyménée ,
On célèbre à jamais cette heureuse journée.