‹ Œuvres de Jérémie Bentham (volume 2)Chapitre 202 sur 547 · Péculal · texte numérisé non relu

Péculal

En faisant un marché avec des architectes , des entrepreneurs, il est assez commun de leur donner tant pour cenC sur le montant de la dépense. Ce mode de payement , qui parait assez naturel , ouvre la porte au péculat : à ce péculat de Tespèce la plus destructive, où, pour que le spéculateur fasse un petit profil , il faut que celui qui remploie fasse une grande perle. Ce danger est à son plus haut degré dans les ouvrages publics , où personne n'a un intérêt parliculi<!r à empêcher la profusion, et où plusieurs peuvent trouver le«r compte à y conniver .

Un des moyens d'y remédier, c'est de fixer une somme suivant l'estimation qui aura été faite , et de dire à l'entrepreneur : — Jusque-là , vous aurez Tolre tant pour cent ; au delà , vous n'aurez rien. Si vous réduisez la dépense au-dessous de l'estime, vous aurez voire proéit comme sur la somme entière.

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