DES INTERROGATIONS SUGGESTIVES
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plîce , sll le laisse eommeitre en sa prëseoce sans le réprimer.
Le juge pourra mieux apprécier le caractère du mémorandum par quelques questions préalables. Dans quel temps ces notes ont-elles été faites? Est-ce peu après la transaction qu'elles relatent? Quel motif vous avait porté à les faire? Est-ce un original ou une copie ? Sont-elles de votre main ou d'un autre ? Si elles sont d'un autre, comment sontelles venues dans votre possession ? etc.
Mais, dira-t-on, permettre à un répondant de recourir â des notes qui ne sont pas de sa main , n'est-ce pas permettre à un témoin suborné de présenter un récit mensonger écrit pour lui par son aoborneur?
Cette objection ne va pas moins qu'à faire interdire l'admission des notes dans tous les cas possibles ; car si un tiers peut avoir inventé une feble pour le témoin, celui-ci peut en avoir inventé une pour lui-même ; si un tiers peut avoir composé pour lui par écrit une fausse déposition , le témoin peut l'avoir transcrite de sa propre main , et donner comme un original ce qui n'est qu'une copie.
Refusez absolument ce secours : un témoignage Traipeut être exclu , tandis qu'un témoignage faux sera admissible : un fourbe , avec une bonne mémoire, peut retenir la fiction qu'il a inventée; un honnête homme, avec une mauvaise mémoire, peut se rappeler très-imparfaitement ses propres perceptions et observations.