CHAPITRE IX
COMPARAISON Dl LA PREOTB PAR GOP» A LA PREUVl PAI OOi-DUE.
Si l'on compare la preuve qui se fonde sur une copie à celle qui se fonde sur un oui-dire, on n'aura pas de peine à voir que la première l'emporte sur la seconde.
Cette supériorité résulte de ce qu'elle présente moins de danger d'inexactitude; je parle d'inexactitude accidentelle sans fraude et sans dessein.
1« Dans le témoignage sur oui-dire , le témoin supposé immédiat et le témoin déposant ne sont pas les mêmes personnes.
Quand on présente une copie (supposant quH y ait eu un original), la personne qui est prétendue y parler est encore la même.
Le 1^ janvier 1810, étant judiciairement interrogé , je rapporte ce que j'ai vu moi-même ce même jour. C'est là le témoignage direct ordinaire; dans ce cas il h*y a qu'un seul intellect qui soit concerné dans l'exposé du fait.
Le l*' janvier 1813, étant judiciairement interrogé, je rapporte que ce même jour j'ai entendu Titius dire lui-même qu'il venait de voir tel on tel feit. Yotlà le témoignage sur oui-dire ; dans ce cas il y a deux intellects concernés dans l'exposé en question.
Le 1<^ janvier 1813 , A fait une copie d'une lettre censée originale , qu'il a écrite le même jour, et qu'il a envoyée en son nom. Dans ce cas encore il