‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 2)Chapitre 92 sur 668 · BESOIN, BESOINS · texte numérisé non relu

BESOIN, BESOINS

Il (Mazarin) négligea ceux dont il avoit le plus de besoin. (II, ai 5.) .... Ce temps.... où j'en aTois le plus de besoin (de secours). (III, 97.) Nous ne regrettons pas toujours la perte de nos amis par la consiaé' ration de leur mérite, mais par celle de nos besoins. (I, a6i.)

BIAIS, au figuré :

Dès c|ue cette même personne nous derient fiiTorable..., notre seule satisfaction rend aussitôt à son mérite le lustre que notre aTcrsion Tenoit d'effacer. Tous ses aTantages en reçoivent un fort grand du biais dont nous les regardons. (I, 70, Tariante du manuscrit.)

Bit] DB LA ROCHEFOUCAULD. 49

D cbctehe dct èimU^t des détours pour fuN réiutir let dctteint. (1, 3i8*) •••• Tout let «mpkni d*oà elle (U Reine) ponrroît exelore Monsieur par

des èimtM dont Us eonTicndroîent ensemble. (II, 4740 Su droîtoM (la droiture du jugement) les prend toujours (les elioset)

par le bon Ajaif. (I, 73, variante de 166S.)

BLQSBR, prendre des biais :

Le Cardinal kmi$m. (U, 4S1 ; Toyex I, 7.)

BIEN, BiK3fSy substantif, intérêt, avantage; fortune, avoir; cequ est juste, bonnète :

Cette réconciliation pourroit être utile au èiêm commun du parti. (II, 330; Tojex II, 390.)

Personne presonenele suit entièrement (son naturel) : .... on imite sou- Tent..., et on néglige ses propres hiemi pour des iieru étrangers, qui d'ordinaire ne nous conWennent pas. (I, s87.)

(Les) hUms que la fortune on la naisiance lui ont donnés. (I, ^So.)

On se trouTe beureux d*ètre jeune, comme on se trouve heureux d^aimer. Cti état si agréable nous conduit à désirer d'autres hUms, (I, 3os.}

L'un et Tautre (l'amour et la mer) ont une inconitance et une infidélité ^nles;... leurs hiêiu et leurs maux sont sans nombre. (I, 199.)

Par le mot d'intérêt, on n'entend pas toujours un intérêt de ^iV/i, mais le plus souvent un intérêt d'honneur ou de gloire. ^I, 3o.)

de gens méprisent le ^îcn, mais peu savent le donner. (I, i53.) Elle (HUe de Hautefort) aoquit nlus de réputation que de ^iee.(II, ai.) Notre amour-propre est flatté ae tout ce qui se présente à nous sous les apparences du hiem\ mais comme il y a plutieurs sortes de Bieit,,.^ on les soit souvent |iar coutume ou par eommoaité. (I, 3is.) ....Son impuissance à se porter au hiem, (II, 4440

Bbm (DiaS| FAïaa nu) :

Qoclqne hUm qu'on nous Jtse de nous, on ne nous apprend rien de nosvenn. (I, 1S4, et III, 9o40

Je ne pensois pas vous pouvoir fiûre des reproches dans un temps où vnos nse fmtês tant de èum, (III, 1117.)

BIEN, adverbe, emplois divers :

Je sois kkm fiché que, etc. (III, lai .)

J'étoîs fort hUit avec Monsieur le Prince. (II, 4^40

.... Des assurances où il (le duc de la Rochefoucauld) ne vojoit rien qu'on aepût iiem croire. (Il, 443; voyex II, 44^1 ^^t >350

J^écris ^iem en prose, je fais bien en vers. (I, 8.)

Votre Altesse me fait biem l'honneur de croire que j'ai reçu avec le reipect que je dois les marques de confiance, etc. (III, 4'0

* Il n èUm fait son possible. (III, 77.)

L^amour-propre empêche Men que celui qui nous flatte ne soit jamais ceint qui noua flatte le plus. (I, i55.)

Cette discrétion fit éien que les choses n'empirèrent pas, mais elles n*en allèreBt pas mieux. (II, 45 1.)

* On le lui permit ^>e, mab on lui dit en même temps qu'il ne seroit point en sûreté. (III, 11 5.)

* On n'a point eu de nouvelles.... que Monrond edt été secouru, mais hUm que nos troupes en étoient fort proche. (III, 79.^

* L'on donnera encore tien de la peine à la cour. (III, 100.)

Voua ne pavex point ces sortes de dettes-U ; j'en ai hsem perdu d'autres, (ni, s«60

Là RocnfoocAtJLD. in, a 4

5o LEXIQUB DB LA LAN6UB [BIE

Tai ^Ji de «pioi fiûn des quereUcf. (III, m.)

Bien quk, locution conjonctive :

* BiêM aug j*Aie oui parler.... de cette allaice.*., j*ai cm—, ne M*ca deroir mêler. (III, 74; Tojes *III, 77, /. a.)

BIENFACTEUR, bienfaiteur :

On ne tauroit consenrer longtempt les teatinieBtt qu'on doit avoir pour tel amis etpourtet^ieii/àcrettn. (I, i59, variante dea ëditioiia de 1671 et de 1675.)

« JtimSntmm •, dut las Mitions loifantef.

BIENFAISANT, subsUntivement :

Voilà quelque partie des obligations dont je sais redevable à ee gén^ reux et à ce bïenfmuùnt, (II, 455.)

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