‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 136 sur 569 · I. Y avoit formé exprès. (1817, a · texte numérisé non relu

I. Y avoit formé exprès. (1817, a

a. Je ressentis. (i8a6, 38.)

3. M Je ne suis pas.... incapable de me venger. » (Portrait du due Je la Rochefoucauld fait par lui-mime ^loiae I, p. 9.) Au fond, il était plutôt l'homme des maximes 14, 16 et agS (p. 35, 36 et i5o). An lieu de cet esprit de suite et d'application, qu'il déclare lui-mdme indispensable pour se venger du mal comme pour récompenser le bien, il avait cette paresse que le diable semble avoir placée tout exprès « sur la frontière de plusieurs vertus. » (Maxime 5ia, p. aa6.)

4. On sait que le prince de Conty était contrefait; sous ce rapport, il tenait de son bisaïeul Louis I^ de Bourbon.

5. Suivant Mme de Motteville (tome I, p. 336), il souhaita de plaire a sa sœur « plutôt en qualité d'honnête homme que comme son frère. 9 Retz dit d'autre part (tome II, p. lao) : « L'amour passionné du prince de Contj pour elle donna à cette maison un certain air d'inceste, quoique très-injustement pour l'effet. >

6. Comparez avec le portrait, visiblement trop sévère et partial, que Retz a tracé du prince de Contj, tome II, p. 180.

iio MÉMOIRES. [1649I

de Longaeville avoit de Fesprit et de Texpérience; il entroit facilement dans les partis opposés à la cour, et en sortoit encore avec plus de facilité ; il étoit foible, irrésolu et soupçonneux^; sa longue autorité en Normandie * Tavoit rendu mattre du parlement de Rouen, de la plus grande partie de la noblesse, et de plusieurs places de cette province '.

Le coadjuteur de Paris*, qui étoit uni à lui par la parenté ' et par un long attachement d^amitié , avoit beaucoup de crédit dans le peuple et dans le parlement de Paris par sa dignité de Coadjuteur, et tous les curés exécutoient ses ordres '; il avoit des amis et des partisans à la cour, et entraînoit'' dans ses intérêts Noirmoustier*,

I. Retz (tome II, p. 176 et 177) dit de lai : « Il ne fut jamais qa'un homme médiocre, parce qa*il eut toujours des idées qui furent infiniment au-dessus de sa capacité. » Il le juge du reste comme fait ici la Rochefoucauld, et écrit à deux reprises (tome II, p. 19 et p. 1 30) qu'il était c Thomme du monde qui aimoit le mieux les commencements de toutes affaires. »

a. Sa longue résidence en Normandie. (i8a6, 38.)

3. Pour les affaires de Normandie pendant la Fronde, rojex VHistoire du parlement de Nonhandiey par M. Floquet.

4. Vojez le Portrait du cardinal de Retz par la Rochefoucauld (tome ly p. 19-ai), et celui que Tallemant des Réanx a tracé dans ses Historiettes^ tome Y, p. i8i-i83.

5. Ils étaient cousins : Antoinette d'Orléans, fille de Léonor d'Orléans, duc de Longueville, et de Marie de Bourbon, c'est-à-dire du grand-père et de la grand'mère du duc de Longuerille dont il s'agit ici, avait épousé Charles de Gondi, marquis de Belle-Isle, général des galèreSy oncle du Coadjuteur. Voyez VHistoire généalogi" que des Gondi, par Corbinelli, 170$, in-4*, tome II, p. a34 et a47 et suivantes.

6. On en eut ta preuve dans l'affaire des prêts : vojez les Mémoires de BetZj tome II, p. ia8 et lag, et ceux de Mole, tome m, p. 307.

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