A toute cette conduite, (ikff. U^ réd, i
4. *Les soins que Monsieur le Prince et Mme de Longuerille aroient pris pour ce mariage. {Ms, JET, réd, i ef a.)
5. Yojez plus haut, la note 3 de la page 7$. — Mme de Motteville parle longuement (tome III, p. ii3 et 114) de ce mariage, ff qui, dit-elle, fut fatal à Monsieur le Prince, peu heureux à ceux qui s'épousèrent, douloureux à Mme d'Aiguillon, et nullement utile à Mme de Longueville, qui, dans la suite des temps, elle qui l'avoit fait, ne trouva pas dans le Havre le secours qu'elle avoit espéré ; et il s'en fallut peu enfin qu'il ne causât autant de maux aux François que celui de Paris et de la belle princesse de Grèce en lit aux Troyens. U se célébra à la campagne, en présence de Monsieur le Prince, qui voulut y être, et qui fit ce que les pères et mères ont accoutumé de faire en ces occasions. La Reine fut donc surprise quand elle apprit que ces noces s'étoient célébrées de cette manière. Elle connut aussitôt avec quel dessein Monsieur le Prince en faisoit son affaire ; et cet événement servit beaucoup à le ruiner entièrement dans son esprit par le conseil du Cardinal. Sa perte fut alors r^lue, comme d'un prince en qui on voyoit de continuelles marques d'un esprit gâté. Mais la Reine ne laissa pas de lui faire bonne mine, et le Ministre aussi. »
6. Tourna encore la chose en sorte vers M. le duc d'Orléans. (Mê.Hfréd. I.)
MÉMOIRES. [1649] i63
sujet de se plaindre de Monsieur le Prince, du secret qu'il lui avoit fait de ce mariage. Ainsi le Cardinal voyant l'affaire assez acheminée pour pouvoir former le dessein de Tarréter, il résolut dé prendre des mesures avec Mme de Chevreuse, sans s'expliquer ouvertement ; mais elle, se servant^ habilement de l'occasion, entra plus avant- avec lui, et lui proposa d'abord contre la liberté de Monsieur le Prince tout ce dont il n'osoit se découvrir le premier à elle '. Ils en convinrent donc en général ; mais les particularités de ce traité furent ménagées' par Laigue, que Monsieur le Prince avoit désobligé ^ quelque temps auparavant, et qui en avoit toujours conservé un très-grand ressentiment. Ainsi il ne manqua pas de se servir d'une occasion si favorable '^ de le faire paroître, et il eut l'avantage de régler les conditions de la prison de Monsieur le Prince, et de faire connoitre* combien il importe aux personnes de cette qualité de ne réduire jamais des gens de cœur'' à la nécessité de se venger.
Tout se disposoit ainsi selon l'intention du Cardinal ; mais il restoit encore un obstacle qui lui paroissoit le plus difficile à surmonter : c'étoit de faire entrer M. le
I. 'Avec Mme de Chevretue, qui se serrant, (ilff. H^ réd, i.) a. * Tout ce dont il n'avoit oié se découTrir le premier à elle contre la liberté de Monsieor le Prince. (AT/. H^ réd, i et a.) — Voyez la mise en scène de ce complot (janvier i65o) dans les Mémoires de Rett^ éd, Ch., tome II, p. 197 et siÛTantes.