‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 189 sur 569 · Dès la prison des Princci. (lu. M, réd. i · texte numérisé non relu

Dès la prison des Princci. (lu. M, réd. i

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vemement de Poitou, pour y disposer les choses i h guerre, et pour essayer, avec les ducs de Bouillon, de Saint-Simon ^ et de la Force ', de renouveler les mécontentements du parlement et de la ville de Bourdeauz, afin de les obliger à prendre les intérêts de Monsieur le Prince*. Cette ville et ce parlement y étoient d^autant plus engagés que les manifestes de la cour, depuis la prise de Monsieur le Prince, ne lui imputoient point de plus grands crimes que d'avoir protégé avec trop de chaleur les intérêts de la Guyenne*.

I. Qaude le Borgne de Rourroj, seigneur, puis duc (i635) de Saint-Simon (en Picardie), ancien favori de Louis XIII, ëtait goo- Temeur de Blaye. C'est le père de l'auteur des Mémoires.

a. Jacques Nompar de Caumont, marëchal de France, cr^ due et pair en 1637, né en i558, mort au château de la Force en i6Sa. Nous aTons déjà cite ses Mémoires.

3. Les nouvelles du mois de mars, dans le manuscrit anonjme, reriennent souvent sur le compte du prince de MarciUac, lequel donne beaucoup d'inquiétude à la cour. On lit aussi, à la date du a8 mars i65o, dans les Instructions inédites du cardinal Masarin concernant les Frondeurs (Appendice du tome II, p. 373 et 374 des Mémoires de Metz, éd. Ch.) : c II 7 a diverses personnes, comme M. le prince de Marcillac et autres, qui tachent d'exciter de nouveaux trouhfes dans les prorinces et même à Paris, et d'y former des cabales contre le service du Roi.... 1 — Mme de Motteville dit de son côte (tome III, p. 188) : « La cour étant à Paris, on déclara Bfme de Longueville, le duc de Bouillon, le vicomte de Turenne et le duc de la Rochefoucauld criminels de lèse-majesté. On envojra cette déclaration à tous les parlements de France, i Cette pièce, enregistrée le 7 février, se trouve dans le Journal du Parlement (p. 65 et suivantes) ; il contient aussi (p. 75 et suivantes) une antre déclaration c contre Mme la duchesse de Longuerille, les sieurs duc de Bouillon, maréchal de Turenne, prince de Marcillac et leurs adhérents, 1 qui fut donnée à Paris le 9 mai et enregistrée le 16.

4. « Afin de les obliger à prendre les intérêts, de Monsieur le Prince {comme jr étant engagés^ réd. a), puisque les manifestes de la cour, depuis sa prise, ne lui imputoient pas déplus grand crime que d*avoir protégé avec trop de chaleur les intéi^ de leur ville. {Ms. E, réd. i «f 1.) — Les éditions antérieures à i8o4f noo pat

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L'autorité de la cour parut alors plus affermie que jamais par la prison des Princes et par la réconciliation des Frondeurs. La Normandie avoit reçu le Roi avec une entière soumission % et les places du duc de Longueville s'étoient rendues sans résistance. Le duc de Richelieu fut chassé du Havre ; la Bourgogne imita la Normandie^; Bellegarde* fit une résistance honteuse; le

seulement depuis 1689, mais depuis i66a«, ont de plus ici le morceau suivant, où, après des réflexions sur Tarrestation de Condë, se troure rapporté un fait que nous arons tu mentionné plus haut en d'autres termes : « Pour ce qui est des raisons qui ont obligé le Cardinal à arrêter Monsieur le Prince, je suis persuadé qu'il n*y en a point eu de bonnes, et que toutes les règles de la politique étoient contre ce dessein-là, comme les événements l'ont fait Toir: outre que jusque-là Monsieur le Prince n'aroit pas méfne été soupçonné de la moindre pensée contre l'Étift. Je crois donc que non-seulement le Cardinal a touIu être 'par ]k le maître de la cour, mais encore qu'il n*a pu souffrir la manière aigre et méprisante avec laquelle le prince de Condé le traitoit en public, afin de regagner dans le monde ce que leur réconciliation lui avoit ôté. U faisoit la même cbose dans les conseils particuliers, pour le détruire dans l'esprit de la Reine, et y prendre le poste qu'il y occupoit. Enfin l'aigreur augmentant entre Monsieur le Prince et lui, il se hâta de le perdre, pour ne lui pas donner le temps de se réconcilier avec les Frondeurs. Il conduisit si adroitement cette affaire, que le prince de Condé crut non-seulement que les préparatifs que l'on faisoit pour l'arrêter regardoient les Frondeurs ; mais même, dans cette vue-là, il donna lui-même les ordres pour se faire conduire plus sûrement en prison (voyez p. 169). La chose fut exécutée d'un consentement si général des peuples, que la duchesse de Longueville étant retirée, sans être connue, dans une maison particulière, pour attendre les choses nécessaires pour partir, vit allumer les feux de joie et paroitre les autres marques de la réjouissance publique pour la détention de ses frères et de son mari (voyez p. 17a). »

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