‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 191 sur 569 · Imitèrent les places. {Mt. H, réd, i · texte numérisé non relu

Imitèrent les places. {Mt. H, réd, i

3. Henri de Lorraine, second fils de Charles de Lorraine due d*£lbeuf , était nié le 10 mars 1601, et se signala pour la premièvs fois à la bataille de Prague, en i6ao. H combattit avec succès les Espagnols dans les Flandres en 1649. Très-déroué k Richelieu, et de facile accommodement dès qu'il j allait de ses intérêts, ce frère cadet du duc d*Elbeuf le Frondeur arait reporté sur Mazarin l'attachement qu*il avait eu pour son prédécesseur. Mécontent plus tard du Cardinal, qu'il accusait d^ingratitude , il se jeta dans Brisaeh (juillet i65a), avec le dessein de se faire un grand établissement en Alsace. Il échoua, fut gracié, et se retira dans son gouvernement d'Anjou, où il mourut en 1666. Voyez sur lui un curieux passage de la pièce intitulée : la Férité prononçant tes oracles sans /Uuterk (Chois de Mazarinades^ tome II, p. 5a i et 5 sa).

4. François du Hallier, fils du marquis Louis de THospital et frère du maréchal de Vitry emprisonné en 1627; il était maréchal depuis 1643; il mourut en 1660, âgé de soixante-dix-sept ans.

5. François de Beauvillier, comte, puis duc (i 663) de Saint- Aignan, premier gentilhomme de la chambre du Roi, lieutenant général, membre de l'Académie française, mort en 1670.

6. Montrond-sur-Cher, ou Mouron, comme on disait aloia indifféremment, place très-forte du Bourbonnais, qui avait apparteira a Sullj. Sur le séjour de Monsieur le Prince à Montrond dans « la petite enfance, » et sur la manière dont son père Vj élevait, vo/ei les Mémoire* de Lenet^ tome II, p. 169 et tnivantet.

MÉMOIR£S. [i65o] 177

celles de Qermont et de Damvilliers ^ se révoltèrent. Marsm*,qiu commandoit Farmée de Catalogne, fdt arrêté prisonnier; on lui ôta Tortose, dont il étoit gouverneur. Du côté de Champagne, il n'y eut que Stenay qui demeura dans le parti des Princes, et presque tous leurs amis, voyant tant de malheurs arrivés en si peu de temps, se contentèrent de les plaindre, sans se mettre en devoir de les secourir'.

Mme de Longueville et M. de Turenne s'étoient, comme je Tai dit, retirés à Stenay ^; le duc de Bouillon à Turenne*. Le prince de Marcillac, que Ton nommera désormais le duc de la Rochefoucauld par la mort de son père, arrivée en ce même temps*, étoit dans ses maisons, en Ângoumois'' ; le duc de Saint-Simon, dans son gouvernement de Blaye, et le maréchal de la Force en

I. « La Bécherelle se rendit maitre de DamTilliers, ayant Térohé la garnison.... contre le cheralier de la Rochefoucauld, qui y com« mandoii pour son frère. Le maréchal de la Fertë se saisit de Qermont sans coup férir. » {Mémoires de Retz, éd. Ch., tome II, p. ai a.)

a. Sur Marsin, rojez ci-après la note 4 de la page 196.

3. **En devoir de les faire cesser. (Ms. H, réd, i.) — Les anciennes éditions commencent Talinëa suivant par cette phrase, inutile à partir de 16B9, c'est-snlire dans les textes qui, comme le nôtre, rapportent plus loin le même fait : « La princesse {Les princesses, i66a-88) de Condë et le duc d'Enghien étoient par ordre du Roi à Chantilly, m

4. S'étoient retirés à Stenay, comme j*ai dit. {Ms. H, réd, let^,) — Sur Stenay, voyez ci-dessus la note 5 de la page 178.

5. La vicomte de Turenne, dont la ville de Turenne (Corrèze) était le chef-lieu, appartenait au duc de Bouillon , et non à Turenne son frère; elle était située entre le Limousin et le Périgord. Sur le château de Turenne, voyez les Souvenirs du règne de louis XIV, par le comte de Cosnac, tome I, chapitre 11.

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