Qui ne rengageoient pas. (Ms, H^ réd. i
Là RociofouGAnu). 11 x6
24'a MÉ310IRES. [i65i]
pour renouveler contre lui Taigreur générale, et, en le rendant suspect à M. le duc d'Orléans, au Parlement et au peuple, par cette liaison secrète, Texposer à retomber dans ses premiers malheurs. Il considéroit encore qu'il étoit sorti de prison par un traité signé avec Mme de Chevreuse, par lequel M. le prince de G>nti devoit épouser sa fille * ; que c' étoit principalement par cette alliance que les Frondeurs et le coadjuteur de Paris prenoient confiance en lui, et qu'elle faisoit aussi le même effet envers le garde des sceaux* de Châteaunenf, qui tenoit alors la première place dans le G>nseil et qui étoit inséparablement attaché à Mme de Chevreuse. D'ailleurs cette cabale subsistoit encore avec les mêmes apparences de force et de crédit, et elle lui offinoit le choix des établissements pour lui et pour Monsieur son frère. M. de Chàteauneuf venoit même de les rétablir tous deux, et le duc de Longueville aussi, dans les fonctions de leurs charges. Enfin Monsieur le Prince trouvoit du péril et de la honte de rompre avec des personnes' dont il avoit reçu tant d'avantages et qui avoient si puissamment contribué à sa liberté.
Quoique ces réflexions fissent balancer Monsieur le Prince, elles ne ralentirent pas* le dessein de la Reine. Elle désira toujours avec la même ardeur* d'entrer en né-
I . Un autre mariage encore, entre le jeune duc d'Enghien et Tune des filles du duc d'Orléans, formait la base de ce plan qui, selon Texpression de V. Cousin {Madame de Longueville pendant la Fronde^ p. 7), eût donnd « à jamais la maison de Condé à la Fronde, et la Fronde à la maison de Condë, » et qui émut si fort Mazarin dans sa retraite de Brûhl, près de Cologne.
a. -J-Vers le garde des sceaux. (iW/. if, réd, i et a.)