‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 268 sur 569 · Aucunes mesures. {Ms. H, réd. i · texte numérisé non relu

Aucunes mesures. {Ms. H, réd. i

4. Retz (tome III, p. 61 et 6a, ëd. Ch.) raconte cependant, comme 7 ajant assisté, TentreTue du président Viole arec Mme et Mlle de Cheyreuse. Joli (tome I, p. i83) afiirme, comme la Rochefoucauld, que cette démarche, projetée d*abord, n*eut pas lien, et que Taffaire se rompit aTec éclat, sans aucune précaution de diplomatie. Voyez, à propos de cette rupture, la Muze de Lorei^ lettre froide^ du a3 avril i65i, p. iio. — a II reste bien des doutes et des ombres sur ce point délicat, dit V. Cousin {Madame de Longuept lie pendant la Fronde^ p. 18 et 19). Retz, dont le coup d^œil est si pénétrant, et qui ne se pique pas d'une grande réserve dans ses jugements, ne sait à quel avis s'arrêter, Condé, Mme de Longueville et la Rochefoucauld l'ajant depuis assuré qu'ils n'avaient été pour rien dans la rupture de ce mariage, c Ce qui est encore de plus « étonnant, dit-il (tome III, p. 6a->64, éd. Ch.), est que Mme de « Longueville m'a dit vingt fois depuis sa dévotion qu'elle n'avoit « point rompu ce mariage, que M. de la Rochefoucauld me Ta c confirmé, et que Monsieur le Prince, qui est l'homme du monde c le moins menteur, m'a juré d'autre part qu'il n'j avoit ni direcfl tement ni indb^ctement contribué. Comme je disois un jour à « Guitaud que cette variété m'étonnoit, il me répondit qu'il n'en « étoit point surpris, parce qu'il avoit remarqué, sur beaucoup c d'articles, que Monsieur le Prince et Madame sa soeur avoient « oublié la plupart des circonstances de ce qui s'étoit passé dans «t ce temps-là. Faites réflexion, je vous supplie, sur l'inutilité des « recherches qui se font tous les jours, par les gens d'étude, des « siècles qui sont plus éloignés. >

5. Avec celui de Bourgogne pour le duc d'Épemon. (Mt. H^ réd, I et a.) — Bernard de Nogaret, duc de la Valette, puis d'Épemon,

MÉMOIRES. [i6ji] 217

té * fut conclu par lui , sans qu il y fût parlé de ce qu il avoit demandé pour Monsieur son frère, pour le duc delà Rochefoucauld, et pour tous ses autres amis. Cependant les conseils de M. de Chavigny a voient tout le succès * qu'il desiroit. Il avoit seul la confiance de Monsieur le Prince, et il Tavoit porté à rompre son traité avec la Reine, contre Tavis de Mme de Longueville, de Mme la princesse Palatine, et des ducs de Bouillon et de la Rochefoucauld. MM. Servien et de Lyonne se trouvèrent brouillés des deux côtés pour cette négociation, et furent chassés ensuite * . La Reine nioit d'avoir jamais écouté la proposition de Blaye*, et accusoit M. Servien de l'avoir faite exprès, pour rendre les demandes de Monsieur le Prince si hautes qu'il lui fût impossible de les accorder. Monsieur le Prince, de son côté, se plaignoit de ce que M. Servien étant entré en matière avec lui de la part de la Reine, sur des conditions dont elle n'avoit point eu de connoissance, on lui avoit fait' tant de vaines propositions pour l'amuser sous l'apparence d'un traité sincère, qui n'étoit * en effet qu'un dessein prémédité de le rui-

fils du fameux duc d*Épemon, qui aTaît suscite tant de difficultés k Henri IV. La promesse de lui ôter le gouTernement de la Gujenne, où, comme son père avant lui, il avait semble prendre à tache de se rendre odieux, avait été faite aux Bordelais, lors de la paix qui •aivit le siëge de leur ville, en octobre i65o : voyez plus haut, p. ao5-ao7. Ne en iSga, il mourut en 1661; le duché-pairie d*Épernon s*ëteignit a?ec lui.

Page 1