‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 276 sur 569 · On offroit. ÇHs. H^ réd. i e · texte numérisé non relu

On offroit. ÇHs. H^ réd. i e

2i6a MÉMOIRES. [i65i]

mière proposition, et consentit volontiers à la seconde^. Le G)adjuteur et M. de Lyonne se trouvèrent chez le comte de Mon trésor pour convenir des moyens d'exécuter cette entreprise ; ils demeurèrent d'accord qu'il la falloit tenter, sans résoudre rien pour le temps ni pour la manière de Texécuter*; mais, soit que M. de Lyonne en craignit les suites pour l'État, ou que, voulant empêcher, comme on l'en soupçonnoit ', le retour du Cardinal, il considérât la liberté de Monsieur le Prince comme le plus grand obstacle qu'on y pût apporter, il découvrit au maréchal de Gramont, qui étoit son ami ^, tout ce qui avoit été résolu contre Monsieur .e Prince chez le comte de Mon trésor. Le maréchal de Gramont usa de ce secret comme avoit fait M. de Lyonne : il le dit à M. de Chavigny, après l'avoir engagé, par toutes sortes de serments, de ne le point révéler ; mais M. de Chavigny en avertit à l'heure même Monsieur le Prince*. Il crut quelque temps qu'on faisoit courre le bruit de l'arrêter pour l'obliger à quitter Paris, et que ce seroit une foiblesse d'en prendre l'alarme : il voyoit avec quelle chaleur le peuple prenoit ses intérêts, et il se trouvoit* continuel-

. I. Retz raconte (tome III, p. 98 et 99, ëd. Ch.) qu^il ofTrit à la Reine de faire arrêter de nouveau Condë, mais qu'elle « n'y voulut jamais entendre. » Quant au projet d'assassinat, il le rejette à la charge du maréchal d'Hocquincourt et de la Reine elle-même, et il ajoute : c J'en eus horreur, et je suis obligé de dire, pour la yëritë, que Mme de Chevreuse n'en eut pas moins que moi. *• a. Voyez les Mémoires de Aett, ibidem ^ p. loa.

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