‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 303 sur 569 · Fut. {Ms. H, réd. i et a · texte numérisé non relu

Fut. {Ms. H, réd. i et a

8. Retz raconte (tome III, p. 314 et 335, éd. Ch.) qu'il accu|^U Rochefoucauld de l'avoir voulu faire assassiner, et que le duc lui répondit : t Traître, je me soucie peu de ce que tu deviennes. » — Il ajoute : c Je lui repartis ces propres mots : a Tout beau, notre t ami la Franchise (nous lui avions donné ce quolibet dans notre c parti); vous êtes un poltron (je mentois, car il est assurément fort c brave), et je suis un prêtre : le duel nous est défendu. > M. de Brissac, qui étoit iounédiatement au-dessus de lui, le menaça de coups de bâton ; il menaça M. de Brissac de coups d'éperoni. Messieurs les présidents, qui crurent avec raison que ces dits et redit»

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Cette afiaire, qui apparemment^ devoit avoir tant de suites, finit ^ ce qui pouvoit le plus contribuer au désordre ' ; car le G)adjuteur évita de retourner au Palais, et ainsi ne se trouvant plus où étoit Monsieur le Prince, il n'y eut plus lieu de craindre un accident pareil ^ a celui qui avoit été si près d'arriver. Néanmoins, comme la fortune règle les événements' plus souvent que la conduite des hommes, elle fit rencontrer Monsieur le Prince et le Coadjuteur dans le temps qu'ils se cherchoient le moins, mais dans un état*, à la vérité, bien différent de celui où ils avoient été au Palais ; car un jour "^ que Monsieur le Prince en sortoit avec le duc de la Rochefoucauld, dans son carrosse, et suivi d'une foule innombrable de peuple, il rencontra la procession de Notre-Dame", et le Coadjuteur revêtu de ses habits pontificaux, marchant après plusieurs châsses et reliques. Monsieur le Prince s'arrêta aussitôt pour rendre un plus grand respect' à l'Église, et le Coadjuteur, con-

ëtoient un commencement de querelle qui alloit passer an delà des paroles, se jetèrent entre nous. »

I . Renouard a remplace la leçon du ms H : apparemment , par selon les apparences.

a. **DeToit produire tant de suites, finit même. {Ms, if, réd, i.)

3. c Ainsi finit, dit Retz (tome III, p. aa5, éd. Ch.)« cette matinée qui faillit à abîmer Paris. »

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