Et cheyaux l«$gers. {Ms, H, réd. x ef a
4> La duchesse de Nemours rapporte dans ses Mémoires (p. s 8 a), que Gondë furieux n*ëpargna pas les reproches au prince de Tarente et au duc de la Rochefoucauld, « et leur dit, entre autres choses, qu*ils n'ayoient pu prendre Coignac, et qu*en un instant Tombre et la botte de Marsin Tauroient pris. *» En ce moment, Marsin ëtait en route, arec ce qu'il avait pu débaucher des soldats de Tannée de Catalogne, pour rejoindre Monsieur le Prince.
5. Sur cet épisode militaire, YOjez, dans un opuscule publié par M. Paul Lacroix sous ce titre : la Fronde en Angoumo'u pendant Us années i65i et i65a, trois relations contemporaines du siège de Coignac y qui fut levé le i5 novembre i65i, et une Lettre du Roi à Messieurs les Préfet des marchands et échevins de sa bonne ville de Paru,
6. *£t donna de la réputation à ses armes. (Ms, B^ réd. i et a.)
MÉMOIRES. [i65i] 3f3
sachant que le marquis d'Estissac ' avoit remis la Rodielle à robéissance du Roi, excepté les tours qui ferment le port, il fit dessein d y aller avec ses troupes, s'assurant de la bonne volonté des habitants qui pouvoient être bien disposés *, non-seulement par leur devoir, mais encore plus par la haine qu*ils portoient au comte du Doignon leur gouverneur'. Il avoit fait fortifier les tours, et y tenoit une garnison suisse, se défiant presque de tout le monde, et croyant trouver plus de fidélité parmi cette nation que dans la sienne propre ; mais Tévénement lui fit bientôt voir que ses mesures étoient fiiusses; car la peur et F intérêt fournirent^ des prétextes aux Suisses de faire encore plus que ce qu'il avoit appréhendé des François. Il est certain que Ton peut dire que cette défiance et ces soupçons du comte du Doignon furent la ruine du parti de Monsieur le Prince, puisque, sans cela, il auroit marché d'abord à la Rodielle, avec toutes ses troupes ', pour rétablir ses anciennes fortifications', et y faire le siège de la guerre, avec tous les avantages et toute la commodité qu'une telle situation'' lui pou voit apporter, au lieu que, pour ménager l'esprit jaloux et incertain de cet homme, il fut contraint de demeurer inutile à Tonné-Charente * et
I. Benjamin de la Rochefoucauld, oncle de Tauteurdes Mémoires^ Tojez ci-desftus, la note i de la page 189.
a. Qui pouYoient être poussa. (3£s, H^ réd, i.)
3. « A cause de ses yiolences », dit Mme de Motteville, tome III, p. 456.
4- ^ La peur et Pintërét, qui rendent ces sortes de gens aussi infidèles que les autres, fournirent. (Ms. if, réd. x.)