Bien éloigné de faire des progrès. {Ms, H, réd
6. Voyez, dans Touvrage de M. le comte de Cosnac, Sou9emrs du règne de Louis XIV (tome I, p. 349 ^^ suivantes], les lettres adressées, en cette occasion, par le comte d'Harcourt au cardinal Ma« zarin.
7. Sur Talmont-sur-Gironde (Charente-Inférieure), toj^s cidessus, la note 5 de la page 3 09.
8. Pour le pounroir et en hâter les fortifications. {Ms, ff, réd, i et 9.)
3!k8 MÉMOIRES. [i65a]
traite avec toate sa cavalerie ^ il s'arrêta, la seconde, à Saint-Ândras*, à quatre lieues de Bourdeaux, croyant être hors de la portée , des ennemis ; mais le comte d*Harcourt, qui Tavoit suivi avec une diligence extrême, arriva à la vue de son quartier lorsqu'il y songeoit le moins, et Fauroit forcé sans doute, si les premières troupes eussent entré dedans sans marchander; mais elles se mirent en bataille ' vis^à>vis de Saint- Andras, pendant que d'autres attaquèrent le quartier de Balthazard ^, qui les repoussa avec vigueur et vint joindre Monsieur le Prince, qui étoit monté à cheval au premier bruit. Ils furent quelque temps en présence; mais la nuit étant obscure, il n'y eut point de combat, et Monsieur le Prince se retira sans rien perdre, étant plus redevable de son salut à la trop grande précaution de ses ennemis qu'à la sienne propre.
Le comte d'Harcourt ne le suivit pas plus avant*, et
I . La Rochefoucauld omet ici un incident assez important de la retraite de Condë devant Tarm^ royale : c*est TenleTement de d eux de ses quartiers par le marquis de Bougy, lieutenant du comte d'Harcourt, près de Brives-la-Cliarente et de Rouffiac, le 1 1 janvier 16S2. Voyez dans Topuscule déjà cite, la Fronde en Angoumois^ la Relation véritable de la défaite de cintf cents chevaux de Varmée de Monsieur le Prince par Mgr le comte d*Harcottr,
9. Saint-Andrë-d6-Cubzac (Gironde), jadis chef-lieu d*un petit pays de Guyenne, de trois lieues oarrëes environ, qui s'appelait le Cuhzaguès.
3. *Au lieu qu'elles se mirent en bataille. (Ms. If, réd. i.)
4' Jean Balthazard de Simeren, d'une famille originaire de Transylvanie, était colonel au service de la France depuis Tannée 1644. Après la Fronde , il fut envoyé en Catalogne comme lieutenant général , et passa ensuite au service de TÉlecteur palatin Charles- Louis. Il a laissé une Histoire de la guerre de Guyenne, dont la meilleure édition est celle de M. Moreau (Bibliothèque elzévirienne, i858, in-8).
5. D'Harcourt, qui n'avait avec lui que sa cavalerie, rétrograda sur Barbezieux, pour y prendre son infanterie et ses bagages.
MEMOIRES. [i65a] 329
Monsieur le Prince, continuant le dessein qu'il avoit (l'aller à Bergerac et de le faire fortifier, passa à Libourne*, dont le comte de Maure* étoit gouverneur : il lui laissa ses ordres' pour y continuer quelques dehors. Le maréchal de la Force arriva en même temps que lui à Bergerac , avec son fils le marquis de Castelnau ^, qui commandoit dans la place ; et le duc de la Rochefoucauld, qui étoit revenu de la haute Guyenne avec M. le prince de G)nti, s'y rendit aussi.
Ce fut en ce même temps que commencèrent à paroitre à Bourdeaux les factions et les partialités ' qui ont ruiné le parti de Monsieur le Prince en Guyenne, divisé sa maison, séparé * de ses intérêts ses plus proches, et qui Tont enfin réduit à chercher parmi les Espagnols une retraite ' dont il les paye, tous les jours •, par tant de grandes actions qui leur ont plus d'une fois sauvé la
I. ff Ville très -marchande, dit IVdition de 1689, bâtie par Edouard, roi d'Angleterre, vers l'an 1386. »
a. Louis de Rochechonart, comte de Maure, grand s^nëchal de Guyenne, fils de Gaspard de Rochechouart, marquis de Mortemart, et de Louise, comtesse de Maure. Il mourut sans postérité en 16H9. Sur lui et sur sa femme Anne Doni d'Attichi, voyez Tallemant des i?éai/jr, tome III, p. i58, et V. Cousin, Madame de SabU^ chapitres m et iT.