II. Et j laissa. {Ms. H, réd. i
MÉMOIRES. [i6j2] 333
ses troupes seroit arrivé. Il partit, à Theure même, avec le duc de la Rochefoucauld, et, bien que le chemin fût long et fort mauvais^, il arriva devant le jour à un pont* où les ennemis avoient un corps de garde de douze ou quinze maîtres'; il les fit pousser d'abord : ceux qui se sauvèrent^ donnèrent F alarme à toutes leurs troupes et les firent monter à cheval. Quelques escadrons firent ferme près de Miradoux ; mais il les chargea et les rompit sans beaucoup de peine. Il y eut' six régiments de défaits. On prit beaucoup d'équipage et de prisonniers, et le reste * se retira à Miradoux. Cette petite ville est située sur la hauteur d'une montagne, dont elle n'occupe que la moitié. Elle n'a pour toutes fortifications qu'un méchant fossé et une simple muraille, à laquelle ^ les maisons sont attachées. Dès que le jour (ut venu, le marquis de Saint-Luc mit toutes ses troupes en bataille dans l'esplanade qui est devant la porte de la ville ; Monsieur le Prince attendit au bas de la montagne celles que M. le prince de Conti lui amenoit : elles arrivèrent bientôt après; mais, comme la montée est assez droite et fort longue, et que les terres y sont grasses en hiver,