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4. c Un des caractères les plus surprenants de cette guerre, dit M. de Cosnac (tome I, p. 411)1 est certainement la mobilité extrême des généraux et de leurs troupes ; elle s'explique par la cavalerie, qui, formant la force principale des armées d*alort, se transportait rapidement arec eux. t
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les boulets manquèrent aussi bientôt, de sorte qu'on étoit contraint de donner de l'argent à des soldats pour aller chercher dans le fossé les boulets qu'on avoit tirés. Les assiégés* se défendoient assez bien pour le peu de munition qu'ils avoient, et ils firent deux sorties avec beaucoup de vigueur. Enfin la brèche commençoit de paroître raisonnable, et la muraille étant tombée, avec des maisons qui y tenoient, avoit fait une fort grande ouverture ; mais tout ce débris servit d'un nouveau retranchement aux assiégés ; car le toit de la maison où se fit la brèche étant tombé dans la cave, ils y mirent le feu, et se retranchèrent de l'autre côté, de sorte que cette cave ardente devint un fossé qui ne se pouvoit passer. Cet obstacle retint Monsieur le Prince : il ne voulut pas ' hasarder une attaque qui auroit sans doute rebuté ses troupes et augmenté le courage des ennemis ; il résolut de faire battre un autre endroit, où les maisons n'avoient point de caves ; et il y avoit un jour qu'on commençoit d'y tirer', lorsqu'il reçut avis que le comte d'Harcourt marchoit à lui et qu'il arriveroit le lendemain à Miradoux. Leurs forces étoient trop inégales^ pour hasarder un combat : ainsi il résolut de lever le siège et de se retirer' à Staffbrt, où il arriva sans avoir été suivi des ennemis '.
Cette ville n'est ni plus grande ni meilleure que Miradoux; mais, comme le comte d'Harcourt étoit au delà de la Garonne, et qu'il ne la pouvoit passer qu'à un lieu