Voyez ci-dessus, p. 3a8, note a
4. he Pergam, le Pergan (orthographe de Gassini), le Pirgam (Mémoires de Balthazar^ p. 819) ou le Perguain (Relation du temps, citëe par M. de Gosnac, tome I, p. 480). G'est le Pergain-Taillac, sur la riye gauche du Gers (Lot-et-Garonne) , à Test de Staffort. — Voyez, sur le rôle que joua la Rochefoucauld en cette afTaire, les Mémoires de Chouppes^ p. 161 et suivantes.
34o MÉMOIRES. [i65a]
Quelque temps après que Monsieur le Prince fut arrivé à Agen avee toute son infanterie, on vit paroitre quelques escadrons de l'autre côté de la rivière, qui s'étoient avancés pour prendre des bagages qui étoient prêts de passer F eau; mais ils furent repoussés avec vigueur par soixante maîtres du régiment de Montes^ pan, qui donnèrent tout le temps nécessaire à des bateaux chargés de mousquetaires d'arriver et de faire retirer les ennemis. Ce jour même, Monsieur le Prince sut que sa cavalerie étoit arrivée à Sainte-Marie sans avoir combattu ni rien perdu de son équipage, et que ses gardes se défendoient encore dans le Pergam, sans qu'il y eût toutefois apparence de les pouvoir secourir. En effet, ils se rendirent prisonniers de guerre le lendemain, et ce fut tout l'avantage que tira le comte d'Harcourt d'une occasion où sa fortune et la négligence des troupes de Monsieur le Prince lui avoient offert une entière victoire * .
I. Voyez le Journal de tout ce qui test passé entre tartmée dm itM*, commandée par le comte d^Harcourt, et celle de Monsieur le Prince , depms /# ai février i65i, avec les particularités et la marc/te de leurs armées es pays de Guyenne, Périgord et Xaintonge^ Paris , Jacques Qëment, i65a . — Ici Gnit le chapitre dans le manuscrit O delà Roche-Gujoo ; le ms. H (réd. i et a) contient, en manière de transition, nue phrase de plus qui, dans la copie C de la Roche-Guyon, se troure reportée, aTec de grandes modifications, au commencement de Talinëa suivant. Voici cette phrase , qui se lit aussi à la fin de la partie t dans celles des anciennes éditions où cette partie se trouve : c Ces mauvais succès furent bientôt suivis de la sédition d'Agen, et obligèrent Monsieur le Prince à tourner ses principales espérances du côté de Paris, et d*y porter la guerre, comme on le verra dans la suite {comme je dirai ci^apris^ réd. i et anc. éd.). »
MÉMOIRES. [i65a] 34f