Dès qu'on tira. {Ms. H, réd. 1 et a
7. Cette panique est une de celles auxquelles a pu songer la Rochefoucauld lorsqu'il ëcrivit sa maxime ai 5, sur le courage et la poltronnerie, tome I, p. ii5 et 116.
8. Voyez les Mémoires de Mme de Motteville^ tome IV, p. 3 et 4, et ceux de Mademoiselle^ tome II, p. 6a-65.
9. Suivi un tel exemple. {Ms. /T, réd. i.) — Dans les anciennes éditions : c suivi l'exemple de la noblesse. 1
MÉMOIRES. [i65a] 877
Monsieur le Prince et ce qui étoit demeuré auprès de lui ne les eussent arrêtés, et ne les eussent fait entrer dans Saint-Denis par de vieilles brèches^ qui n^étoient point défendues. Alors tout ce qui Tavoit abandonné le vint retrouver, chacun alléguant une raison particulière pour s'excuser*, bien que la honte leur dût être commune *. Les Suisses voulurent défendre quelques barricades dans la ville ; mais, étant pressés, ils se retirèrent dans TAbbaye, où ils se rendirent, deux heures après, prisonniers de guerre. On ne fit aucun désordre aux habitants ni aux couvents ^, et Monsieur le Prince se retira à Paris, laissant Deslandes, capitaine de Condé*, avec deux cents hommes, dans Saint-Denis*. La ville fut reprise ', dès le soir même *, parles troupes du Roi ; mais Deslandes se retira dans Téglise, où il tint trois jours. Quoique cette action ne ftit pas considérable', elle ne laissa pas de disposer le peuple ^^ en faveur de Monsieur le Prince : la plupart des bourgeois se vantoient de
I. **Par desTieilIes brèches. {Jds. H^ réd. i et ^.) a. *Poiir excuser sa fuite. {Mt.H^ réd, i.)
3. Mme de Motte^ille (tome IV, p. 4) s'exprime, à ce sujet, en termes presque textuelleroeot conformes à ceux de la Rochefoucauld, à tel point que son récit semble calque sur celui de ce dernier; nous avons eu déjà d'autres occasions de remarquer de tels rapports.
4. f Aux convents. {Ms. H, réd. i «/ 1.) — Dans les éditions postérieures à 1688 : « aux couYentsi.