‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 399 sur 569 · Voyez plus haut, p. 5a · texte numérisé non relu

Voyez plus haut, p. 5a

4. On conçoit fort bien que la cour et surtout Mazarin, qui te* nait à couronner lui-même TœuTre diplomatique commencée à Munster, n'admissent pas la prétention de Condë à négocier la paix générale : qui donc ignorait que Monsieur le Prince était lié areo TElspagne par un traité ?

5. Consultez sur cette première négociation, où les Frondeurs eurent un rôle de dupes, Mme de MotteviUe^ tome IV, p. 5 et sairantet.

3Sa MÉMOIRES. [lôSa]

passé aujourd'hui, et qu'on veut une réponse positive de oui ou de non sur tous les points, n'étant pas possible de se relâcher sur aucun : on veut agir sincèrement, et, comme cela, on ne veut promettre que ce qu'on veut exécuter, et aussi on veut être assuré des choses promises.

a. On souliaite que M. le cardinal Mazarin sorte présentement du Royaume, et qu'il aille à Bouillon.

3. Qu'on donne pouvoir à Monsieur et à Monsieur le Prince de faire la paix c^énérale, et qu'ils y puissent tra- TaiUer présentement.

4. Qu'à cet efifet, on tombe d'accord des conditions justes et raisonnables de la paix, et que Monsieur le Prmce puisse envoyer en Espagne pour les ajuster, et arrêter le lieu de la conférence.

5. Qu'on fasse un conseil composé de personnes qui ne seront pas suspectes, et dont on conviendra.

€. Qu'on ôte le surintendant, et qu'on règle semblablement les finances par un bon conseil.

7. Que tous ceux qui ont servi Monsieur ou Messieurs les Princes soient rétablis dans leurs biens et dans leurs charges et gouvernements, pensions et assignations, et qu'ils soient réassignés sur de bons fonds, et Messieurs les Princes aussi *■ .

8. Que Monsieur soit satisfait sur les choses qu'il peut désirer pour lui, et pour ses amis et serviteurs.

I. « U assignation, en termes de finances, ëtait un mandement ou ordonnance aux trésoriers pour payer une dette sur un fonds détermine. C'était, ayant Colbert surtout, l'occasion de beaucoup d*abus. Les assignations données aux créanciers de l'État portaient quelquefois sur un fonds déjà épuisé ; le créancier qui ne pourait le faire payer vendait à vil prix son assignation à quelque financier qui arait assez de crédit pour la faire réassigner sur un autre fonds et en obtenir le payement. » (Dictionnaire des Institutions de la France^ par M. A* Chéruel.)

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9. Que les troupes et officiers^ qui ont suivi Messieurs les Princes seront traitées comme elles l'étoient auparayant, et auront le même rang qu'elles avoient*.

10. Qu'on accorde à Messieurs de Bourdeaux les choses qu'ils demandoient avant cette guerre, et pour lesquelles ils avoient des députés à la cour.

1 1 . Qu'on accorde quelque décharge des tailles dans la Guyenne, selon qu'on conviendra de bonne foi.

12. Qu'on accorde à M. le prince de G)nti la permission de traiter du gouvernement de Provence avec M. d'Angouléme, et de lui donner la Giampagne en échange, ou de vendre ce gouvernement-là à qui il voudra, pour en donner l'argent à M. d'Angouléme, et le surplus lui sera baillé par le Roi.

i3. Qu'on donne à M. de Nemours le gouvernement d'Auvergne.

14. Qu'on donne à M. le président Viole la permission de traiter d'une charge de président au mortier ou de secrétaire d'État, et parole que ce sera la première, et une somme d'argent dès cette heure, pour lui en faciliter la récompense.

i5. Qu'on accorde à M. de la Rochefoucauld le brevet qu'il demande', pareil à celui de MM. de Bouillon et de Guemené pour le rang de leurs maisons, et six-vingt mille écus, pour traiter du gouvernement de Xaintonge et d'Angoumois, si on le veut vendre, ou de tel autre qu'il voudra.

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