Qu'on assure M. le marquis de Silleiy de le faire
I. Pour le dédommager. (Ms. fT, réd, i ef 9.) s. Le Pont-de-Cë ou les Ponts-de-Cë, petite Tille d* Anjou (Maine-et-Loire), à un peu plus d'une lieue d*Angers.
3. Le maréchal Jacques-Nompar de Caumont , plusieurs fois nommé, qui mourut à peu près sur ces entrefaites, le 10 mai i65s.
4. Sainte -Foy-la-Grande, petite Tille de Guyenne (Gironde), •ur la rive gauche de la Dordogne, à une dizaine de lieues est de Liboume.
5. Sur Henri-Nompar de Caumont , marquis de Castelnau, second fils du maréchal Jacques de la Force, voyez ci-dessus la note 4 àe la page 3 39. — Mme de ChatUlon, non mentionnée dans cet acte officiel, n'était pourtant pas oubliée : MadewuHselU (tome H, p. 85) dit qu'elle devait toucher cent mille écus. Mme de Longueville, il faut le dire à son honneur, ne fit, pour sa part, aucun marché. — Sur ces demandes des Frondeurs, voyez un passage de la pièce déjà citée : la Vérité toute nue {Choix de Mazarinades^ tome II, p. 439 et suivantes) : c Cela se peut-il nommer, y est-il écrit (p. 43 1), un accommodement de Monsieur le Prince avec le Roi ? Et ne seroit-ce pas plutôt un véritable partage de TÉtat entre le Roi et Monsieur le Prince, puisqu'il deviendroit par ce moyen duc de Guyenne, comte de Provence, . . . distributeur des gouvernements,... également puissant sur la terre et sur la mer, etc.? »
MÉMOIRES. [i65a] 385
chevalier de TOrdre à la première promotion, dont il lui sera donné un breveta
Moyennant tout ce que dessus, on promet de poser les armes, et consentir de bonne foi à tous les avantages de M. le cardinal Mazarin, à tout ce qu'il pourra faire pour sa justification, et à son retour même dans trois mois, ou dans le temps que Monsieur le Prince, après avoir ajusté les points de la paix générale avec les Espagnols, sera arrivé au lieu de la conférence avec les ministres d'Espagne, et qu'il aura mandé que la paix sera près d'être signée, laquelle néanmoins il ne signera qu'après le retour de M. le cardinal Mazarin; cependant, que l'argent mentionné par le traité sera donné avant son retour.
Le drdinal écouta les propositions de Gourville, et y parut très-facile' , soit qu'il eût véritablement l'intention de les accorder*, ou qu'il voulût^ découvrir les sentiments du duc de Bouillon sur ce qu'on lui proposoit, particulièrement sur l'article de sa sortie hors du Royaume : il vouloit juger' par là si le duc de Bouillon essayeroit de se prévaloir de son absence, ou s'il demeureroit ferme dans ses intérêts; mais le duc de Bouil-
I. Les anciennes éditions ajoutent : « avec une somme de cinquante mille écus pour acheter un gouTemement. i
3. « Le Cardinal écouta les propositions de Gounrille, et y parut facile. » (Mémoires de Mme Je Motteville^ tome IV, p. 8.)
3. Mademoiselle dit (tome II, p. 85 et 86) que les Frondeurs, tout occupés de leurs négociations, ne songeaient plus c .... à faire des recrues ni des troupes nouvelles, » et que Mazarin « amusoit toujours ces zélés pour leur intérêt plus que pour le parti et pour Monsieur le Prince, quoiqn*il les honorât de ses bonnes graeet, et cependant il faisoit Tenir des troupes de tous côtés. »
4. Ce passage est fort abrégé dans les anciennes éditions : f oa quUl Youlât que les difficultés vinssent d'ailleurs; mais le duc de Bouillon, qui craignoit que la paix, etc. »