‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 407 sur 569 · Elic voulut encore lui dtcr. (Mt, H^ réd, i · texte numérisé non relu

Elic voulut encore lui dtcr. (Mt, H^ réd, i

MÉMOIRES. [i65a] Sfji

tillon envers Monsieur le Prince*, elle lui inspireroit les sentiments qu'il voudroit', et qu'ainsi il disposeroit de Tesprit de Monsieur le Prince, par le pouvoir qu'il avoit sur celui de Mme de Chàtillon. Le duc de la Rochefoucauld, de son côté, avoit alors plus de pari que nul autre * à la confiance de Monsieur le Prince, et se trou* voit en même temps dans une liaison étroite avec le duc de Nemours et Mme de Chàtillon. Il connoissoit l'irrésolution de Monsieur le Prince pour la paix; et, craignant, ce qui arriva depuis^, que la cabale des Espagnols et celle de Mme de Longueville ne se joignissent ensemble pour éloigner Monsieur le Prince de Paris, où il pouvoit traiter tous les jours sans leur participation, il crut que l'entremise de Mme de Chàtillon pouvoit lever tous les obstacles de la paix. Dans cette pensée, il porta Monsieur le Prince à s'engager avec elle, et lui donner la terre de Marlou en propre *. Il disposa aussi Mme de Chàtillon à ménager Monsieur le Prince et M. de Nemours, en sorte qu'elle les conservât tous deux, et il fit approuver à M. de Nemours cette liaison, qui ne lui devoit pas être suspecte, puisqu'on vouloit lui en rendre * compte, et

I. •{•Vers Monsieur le Prince. (IkÊs. H, réd, i et a.) a . ** Qu41 lui Youdroit donner. {Ms. H^ réd, i .) 3. **Plu» de part que personne. {M*. H, réd. t et a.) 4- Ce qui est arriva du depuis. (Mt, H^ réd, i rf i.)

5. Marlou, Mario ou Merlou, aujourd'hui MeUo, est un bourg situé sur le Thërain, près Vie Clermont en Beauyaisis (Oise). La princesse de Condë, morte en décembre iH5o, avait donne par testament à Mme de Chàtillon la jouissance viagère de ce domaine. Mademoiselle [tome n, p. 7a), parlant du don par lequel Monsieur le Prince renchérit sur la libéralité de sa mère, dit que c'est c ce qui persuadoit à tout le monde qu'il y avoit de Tamour. i Elle ajoute (p. 73) que, si l'on parla beaucoup de ce don, c'est que c cela arrive si peu aux Bourbons, que, quand ils font des libéralités, Ton les applique toujours à mal. »

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