‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 415 sur 569 · Toutefois sa présence dissipa. {Ms. if, réd. i · texte numérisé non relu

Toutefois sa présence dissipa. {Ms. if, réd. i

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avec une extrême joie^ Ses troupes campèrent près de Paris, et on en souffrit les désordres sans s'en plaindre '. Il y eut d'abord quelque froideur entre Monsieur le Prince et lui pour le rang; mais, voyant que Monsieur le Prince tenoit ferme, il relâcha de ses prétentions d'autant plus facilement, qu'il n'avoit iait ces difficultés que pour gagner le temps de faire un traité * secret avec la cour pour la levée du siège d'Étampes, sans hasarder un combat^. Néanmoins, comme on n'est jamais si facile à être surpris* que quand on songe trop à tromper tes autres*, M. de Lorraine, qui croyoit trouver ses avantages et toutes ses sûretés'' dans les négociations continuelles qu'il ménageoit avec la cour, avec beaucoup de mauvaise foi pour elle et pour le parti des Princes, vit tout d'un coup l'armée du Roi marcher à lui', et il fut sur-

I. Consultez à ce sujet, à la date du i^' juin i65a, le Journal tU DuhuUson-j4ubenay^ manuscrit, déjà cite, de la biblioth^ue Mazarine, où se trouyent relates, au jour le jour, tons les bruits de la cour et de la ville.

1. Et on en souffrit le désordre sans plainte. {Ms. H^ réd, 1 0/ a.) — Le duc de Lorraine passa six jours à Paris, songeant plus à se divertir qu*à secourir Étampes et les Princes : vojrez encore les Mémoires de Mademoiseife, tome II, p. 74 ^^ suivantes.

3. Gagner du temps pour faire un traite. (Ms. Hj réd. i et a.)

4. Ce traité d'accommodement fut en effet signe par le garde des sceaux Châteauneuf; la retraite de Tarmëe royale, puis, comme conséquence, celle du duc de Lorraine y étaient formellement stipulées. — La suite manque dans les anciennes éditions de la première série, jusqu'à : c lui voulut imposer » (seize lignes plus loin). Elles reprennent ainsi : « Il fut conclu par M. de Lorraine sans rien dire ni à Monsieur. >

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