‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 430 sur 569 · f Laquelle étoit. {Ms, JST, réd, i ef a · texte numérisé non relu

f Laquelle étoit. {Ms, JST, réd, i ef a

4o8 MEMOIRES. [i65a]

place qui aboutit à cette même rue. Le marquis de Navailles s'en étoit rendu maître', et, pour la mieux garder, il avoit fait percer les maisons proches, et mis des mousquetaires partout. Monsieur le Prince avoit dessein de les déloger avec de F infanterie, et de faire percer d'autres maisons, pour les chasser par un plus grand feu, comme c' étoit en effet le parti qu'on devoit prendre ; mais le duc de Beaufort, qui ne s'étoit pas rencontré auprès de Monsieur le Prince au commencement de Fattaque, et qui sentoit quelque dépit de ce que le duc de Nemours y avoit toujours été, pressa Monsieur le Prince de faire attaquer la barricade par deTinfanterie, et, comme cette infanterie étoit déjà lassée et rebutée, au heu d'aller aux ennemis, elle se mit en haie ' le long des maisons sans se vouloir' avancer. Dans ce temps ^, un escadron des troupes de Flandres, posté' dans une rue qui aboutissoit au coin de cette place*, du côté des troupes du Roi ^, ne pouvant y demeurer longtemps*, de peur d'être coupé quand on auroit gagné les maisons voisines*, revint dans la place. Le duc de Beaufort, croyant

I. Navailles avait op^rë un mouTement tournant par la Rap^e, afin de couper, en passant par des rues intermédiaires, les troupes de Condé de la porte Saint-Antoine, et de s'emparer du carrefour des trois rues, près duquel se trouvait une halle (voyez la note 5 de la page 407), et qui est probablement la « grande place > dont parle ici la Rochefoucauld.

s. ** De faire attaquer cette barricade par de Tinfanterie déjà ]MM»ée et rebutëe, laquelle, au lieu d'aller aux ennemis, se mit en haie. (Ms, H, réd. i.)

3. **£t ne voulut pas. {Ms. H, réd, i tt a.) Dans ce temps-la. {Ms, H^ réd, 1 ei ^,) Avoit été poste. (Ms. H, réd. i.) Au bout de cette place. {Ms, H, réd. i e/ a.) Du côté des ennemis, et. {Ms, H^ réd. i .] Davantage. [Ms. H, réd. i et i.) Les maisons proches de lui. (Ms, 17, réd. i.)

MÉMOIRES. [i65a] 409

que c'étoit les ennemis, proposa aux ducs de Nemours et de la Rochefoucauld, qui arrivoient en ce lieu-là, de les charger * . Ainsi, étant suivis ' de ce qu'il y avoit de gens de qualité et de volontaires, on poussa à eux, et on s'exposa inutilement' à tout le feu de la barricade et des maisons de la place ^ ; mais voyant en même temps quelque étonnement parmi ceux qui gardoient*^ la barri* cade, les ducs de Nemours, de Beaufort, de la Rochefoucauld et le prince de Marcillac y poussèrent, et la firent quitter aux troupes du Roi. Ils mirent ensuite pied à terre, et la gardèrent eux seuls, sans que Tinfanterie, qui étoit commandée, voulût les soutenir. Monsieur le Prince fit ferme dans la rue, avec ce qui s' étoit rallié auprès de lui de ceux qui les avoient suivis. Cependant les ennemis, qui tenoient toutes les maisons de la rue, voyant la barricade gardée seulement par quatre hommes, Teussent sans doute reprise, si Tescadron de Monsieur le Prince ne les eût arrêtés*; mais n'y ayant point d'infanterie qui les empêchât de tirer par les fenêtres, ils recommencèrent à faire feu de tous côtés, et voyoient en revers depuis les pieds jusques à la tête ceux qui tenoient la barricade. Le duc de Nemours reçut treize coups sur lui ou dans ses armes, et le duc "^ de la Rochefoucauld une mousquetade ' c[ui, lui perçant * le visage

I. **De les aller charger. {Ms. JH, rid. i.) a. -J-Et étant suivis. {Ms. H^ réd. i et ^.)

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