Le meurtre de THôtel de Ville. {Ms. iT, réd. i
5. De l'horreur, et aussi de la défiance, à cause de l'obscuritë dont cette sanglante affaire était et resta enveloppée. — La misère d'ailleurs était effroyable à Paris, comme en témoigne la Requête présentée au Parlement, le 19 juin lôSa, par les marchands, bourgeois et artisans (voyez les Variétés kutorlquet de M. Éd. Foumiery tome Vni, p. 3i3). Ce qu'on avait vu en 1649 n'était rien à côté de ce qu'on voyait en i653; plusieurs milliers de pauvres moururent littéralement de faim. Consultez encore, à ce sujet, le Franc bowr^ geois de Paris montrant les véritables causes et marques de la destruc^ tion de la ville de Paris, et les devoirs du magistrat et de tous les Bons citoyens pour y remédier [Bibliographie des Matarinades , tome I, p. 4io~4i3)f î^ Mémoires du P. Berthod, p. 3oi-3o3; et surtout le livre de M. A. Feillet, Saint Vincent de Paul et la misère au tempi de la Fronde,
6. Des Princes aanque dans le ms. H (réd. i) et dans les anciennes éditions.
7. **Ses affaires étoient réduites aux plus mauvais termes {au plus mauvais terme, anc. éd.) où elles euisent été. {Ms. F, rid, i.)
422 MÉMOIRES. [i652]
ment^ empêcher la ruine et Féléyation de Monsienr le Prince, afin de perpétuer la guerre, firent marcher encore une seconde fois M. de Lorraine à Paris, avec un corps considérable*, pour arrêter Tarmée du Roi*; il la tint même investie à Villeneuve-Saint-George, et HKinda à P^ris qu'il la contraindroit de donner bataille, ou de mourir de faim dans son camp*. Cette espérance * flatta Monsieur le Prince, et il crut tirer de grands avantages de Tévénement de cette action, bien qu^il soit vrai* que M. de Turenne ne manqua jamais de vivres, et qu'il eut toujours la liberté de se retirer à Melun, sans hasarder un combat ; et il s'y retira enfin sans rencontrer d'obstacles', pendant que M. de Lorraine étoit venu à Paris, et que Monsieur le Prince étoit malade d'une fièvre continue*.
Le corps que commandoit le comte de Palluau joignit ensuite Tarmée du Roi®, après avoir prisMourond**. Il y avoit bloqué, avec assez peu de troupes, le marquis de