Qu'il seroit le mattre
Le second article n*est pas en son lieu, et on doit auparayant répondre au troisième, qui concerne Tassemblëe qui se fit è Noisy, près de Saini^Germain ^ , La réponse est que, sous prétexte d*y aller Yoir Mme de LongucTille, les Frondeurs* engagèrent le prince de Conti et le duc de Longuerille à entrer dans les intérêts du Parlement, où Ton vouloit même que Monsieur le Prince eut promis d'entrer', comme le Coadjuteur Ta toujours dit; depuis il lui a même reproche dans le Parlement : ce qui produisit le démêlé que le duc de la Rochefoucauld et le Coadjuteur eurent au Palais*, qui pensa ** être cause de sa perte, comme Ton Terra en son lieu. Or, quoique Monsieur le Prince désavoue de lui avoir jamais donné cette parole, Papparence est très-grande qu'il avoit bien voulu se faire chef des Frondeurs, sur Tespérance qu'il avoit de les pouvoir mettre dans les intérêts de la cour, auxquels il étoit autant attaché que jamais, quelque mine qu'il fit. Mais, comme il s'aperçut qu'ils ne lui donneroient point d'autorité sur eux qu'autant qu'il lui en faudroit pour détruire la puissance qu'il vouloit maintenir, il feignit d'oublier lui-même d'avoir jamais eu de correspondance avec eux.
Le partement*de Saint-Germain du prince de Conti, des ducs de Longueville et de la Rochefoucauld et du marquis de Noirmoutier fut un effet des mesures prises à Noisj. Mais Monsieur le Prince, qui étoit tout à fait dans le parti de la cour, 7 fit aller son frère. Le duc de Longueville s'j rendit aussi, tant par son irrésolution naturelle que par l'espérance que les choses s'accommoderoient. Mais, comme le duc de la Rochefoucauld et le marquis de