Pfait^ que comme des
5o4 APPENDICE AUX MÉMOIRES.
régner ; et, comme son administration trèt-longae ' «Toît été autorisée par de grands succès pendant la vie du feu Roi, il renversa toutes les formes de la justice et des finances, etavoit introduit' pour le souverain tribunal de la vie et des biens des hommes la volonté royale. Ce gouvernement si violent snbsitta josqu'àr sa mort, et le Roi, ne Payant' survécu que de peu de mois ^, laissa à la Reine, avec la Régence, l'établissement de ces ordres de finances qui sembloient nécessaires pour subvenir aux dépenses de là guerre. Sa Majesté, dans les premiers jours de sa régence, pressée de faire ses libéralités, épuisa l'épargne de ses plus clairs deniers*; et par là Émery fut obligé de mettre en pratique tous les expédients que son esprit lui foumissoit, sans être retenu ni par la justice, ni par la pitié , ni par le désespoir où il pourroit jeter le monde*. Pour cet effet , après avoir consommé ' la substance des peuples par des subsides nouveaux, il porte ses soins dans les villes, taxe les aisés et les malaisés*, fait de nouvelles créations d'offices, prend les gages des anciens officiers, saisit les rentes publiques, exige des emprunts, prépare encore de nouveaux édits, et, dans cette inquisition * rigoureuse sur les biens de toute nature, il pousse dans une révolte** les compagnies, les communautés et les corps de ville; enfin, toutes ces ressources '* étant épuisées, il veut prendre les gages des chambres des comptes, cours des aides et grand conseil, qui en firent leurs plaintes au Parlement, qui donna ce célèbre arrêt d'union**.
Cet arrêt fut un signal pour tous les mécontents, les rentiers, les trésoriers de France, les secrétaires du Roi, les élus, les officiers des tailles et des gabelles. Enfin les peuples de toutes conditions se rallièrent, exposent leurs griefs au Parlement, en demandent ** la répa-