‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 514 sur 569 · Voyez p. io3, note · texte numérisé non relu

Voyez p. io3, note

6. Rapprochez du récit beaucoup plus rapide de la Rochefoncanld, p. io5. — On lit id en note dans l'édition de 1688 : « Le danger qne le châacdier Seguier échappa ce jonr-Ià, en se sauvant dies le duc de Lnynes, grand ji niste, lui qui étoit moliniste, donna lien anx vers suivants x

Dans ce dernier soulèrement, Chose bien digne de notre âge. Saint Augustin a tu Pébge Dans un étrange abaissement.

La pauTre Grâce suffisante.

Toute pâle et toute tremblante.

Chez V Efficace eut son recours :

EUe y fit amende honorable.

Pour expier l'erreur, dont elle étoit coupable. D'avoir cru qu'on se p&t sauver sans son secours. »

APPENDICE AUX MEMOIRES. 5ii

L'ayis de Tëtat auquel il ëtoit panrint au Palais-Rojal, d'où le maréchal de la Meilleraje partit aTec quelques compagnies des Gardes, qui firent une décharge sur ces séditieux, qui délivra le Chancelier; mais ce fut un signal par toute la ville* de prendre les armes; car, à même temps, le peuple ferma les boutiques, tendit les chaînes par les rues et fit des barricades jusque fort près du Palais- Royal. Pendant cette émeute, le Parlement délibéroit sur la détention de leurs confrères avec d'autant plus de courage qu'il voyoit le peuple soulevé en sa faveur : il est* sans doute que, si le Chancelier fût arrivé au Palais avec sa commission, on l'auroit retenu pour représaille'. U j fiit arrêté, d'un commun consentement, que le Parlement iroit en corps, à l'heure même, supplier Leurs Majestés de mettre en liberté leurs confrères. Par les rues, ils trouvèrent le peuple sous les armes : les uns les menaçoient s'ils ne ramenoient Broussel; les autres les conjuroient de ne rien craindre, et qu'ils pénroient pour leur conservation , et tous ensemble protestoient de ne point mettre les armes bas qu'ils n'eussent vu le Père de la patrie.

Le Parlement, après avoir été introduit dans le grand cabinet du Palais-Royal, où étoient Leurs Majestés, accompagnées de M. le duc d'Orléans, du prince de Conti, du cardinal Mazarin, des grands du Royaume et des ministres d'État, le Premier Président * représenta la douleur de la Compagnie dans la détention * de leurs confrères, et exposa leurs très-humbles supplications pour leur liberté, qui étoient appuyées des vœux de cent mille hommes armés* qui demandoient M. de Broussel. La Reine répondit qu'elle s'étonnoit qu*on fit tant de bruit pour un simple conseiller, et que le Parlement, à la détention de feu Monsieur le Prince', n'avoit rien dit* Le Premier Président et le président de Mesmes répliquèrent que, dans le point où les choses étoient venues, il n'y avoit plus lieu de délibérer, et que c'étoit une nécessité absolue de fléchir sous la

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