Si salutaire
La RocmrovQauu). 11 3
i8 MÉMOIRES. [i63i]
fot arrêtée prisonnière bientôt après ^, et ses malheurs ont duré autant que sa vie*. On les sait assez, et qu'elle enveloppa dans sa perte un grand nombre de personnes de qualité. Le grand prieur de Vendôme' et le maréchal d'Omane* étoient morts en prison quelque temps auparavant; le duc de Vendôme* y étoit encore; la princesse de G>nti' et le duc de Guise, son frère'', furent chassés; le maréchal de Bassompierre fut mis à la Bastille * ; le maréchal' de Marillac * eut la tête tranchée ; on ôta les
I. A Compîègne, le i3 fëvrier i63i. Voyez à ce sujet Mme de Motteçille^ tome I, p. 46 et suivantes.
a. Le 19 juillet i63i, elle se sauva de nuit et alla en Flandre, auprès de llnfante Clara-Eugenia, gouvernante des Pays-Bas, tante d'Anne d'Autriche; ensuite elle se retira en Angleterre, puis en Hollande; elle mourut misérablement à Cologne, le 3 juillet i643, à l'âge de soixante-huit ans. Voyez, au tome I, p. 33a,- la ly^ des Béflexions diverses : Des événements de ce siècle,
3. Alexandre de Vendôme, grand prieur de France, plus jeune de quatre ans que le duc son frère (voyez ci-après la note 5), avec qui il avait été emprisonne, d'abord au château d'Amboise, puis a Vincennes, où il ^tait mort le 9 février 1639.
4. Jean-Baptiste d'Omano, maréchal de France, ancien gouverneur de Gaston, duc d'Orléans, était mort au château de Vincennes, le 16 septembre i6a6. Nous suivons l'orthographe du manuscrit D; elle marque la prononciation.
5. César duc de Vendôme, fils aîné de Henri IV et de Gabrielle d*Estrées, né en i594f mort en i665 ; il ne sortit de prison qu'à la fin de i6a9, en résignant son gouvernement de Bretagne.
6. Louise-Marguerite de Lorraine, fille de Henri de Guise, tué à Blois, seconde femme de François prince de Conti, mort en i6i4> Elle fut exilée à Eu, où elle mourut, dit-on, de chagrin.
7. Charles de Lorraine, quatrième duc de Guise, qui alla dès lors s'établir à Florence. Il avait été emprisonné à Tours en i588, après l'assassinat de son père à Blois. Il mourut en Italie, en 1640.
8. Bassompierre resta douze ans en prison (i63i-i643). C'est pendant ce laps de temps qu'il écrivit ses Ambassades et ses ÀJémoires. Né en Lorraine en 1679, il mourut en 1646. Voyez sur lui V Historiette de Tallemant des Réaux^ tome III, p. 33o et suivantes.