‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 556 sur 569 · II. Pour la paix. (i66a-i · texte numérisé non relu

II. Pour la paix. (i66a-i

la. Pour se rendre considérable. (16G2-1754.)

avoit procuré, par sa considëratîon, DamTilliert et l'entrée au Conseil, il ëtoit de leur commun intérêt qu'il se conserrât du crédit ' à Paris pendant tous ces orages de la cour : de sorte qu*en ce temps-là l'autorité royale étoit aussi peu respectée qu'avant la guerre, parce que son maintien est la crainte ou l'admiration que l'on avoit perdues, et le public n'avoit pas moins d'ardeur contre le premier ministre, attendu qu'il avoit reconnu sa foiblesse , causée de sa* désunion d'avec Monsieur le Prince. Pourtant il' ne manquoit point de gens qui lui suggéroient de fausses flatteries, que le parti de Paris étoit abattu dans Paris même et que le sien y prévaloit ; il fit faire une tentative par Jarzé ^, qui en reçut une insulte de M. de Beaufort,au jardin de Renard*^, à laquelle* le duc de Candale, Bouteville' et d'autres personnes de qualité étoient intéressées. Elle fut suivie de plusieurs appels qui se passèrent* au désavantage de M. de Beaufort *. Néanmoins ce rencontre réunit toute la Fronde avec un soulèvement quasi universel contre le Cardinal et ses partisans. Et lors le Cardinal, détrompé de toutes ses erreurs '^ qu'on lui persuadoit, et prévoyant qu'il ne pourroit'* prolonger** le retour du Roi à Paris, quelque aversion qu'il

Page 1