Nul que lui. (IbUtem
commencement de la Régence, et depuis, dans la première guerre de Paris ^. Il se lia particulièrement avec Tévéque de Beauvais *, qui étoit le seul des serviteurs de la Reine que le cardinal de Richelieu n'avoit pas * jugé digne d'en être éloigné. Sa longue assiduité auprès d'elle lui avoit acquis beaucoup de crédit, et lui avoit (ait trouver des occasions de détruire presque tous ceux qu'elle avoit considérés. Il ne s'opposa point à la faveur du duc de Beaufort, dans la vue de ruiner de concert le cardinal Mazarin, qui faisoit beaucoup de progrès dans l'esprit de cette princesse ^. L'évéque de Beauvais crut
I. La Châtre (p. 186) est moins sévère dans le portrait qu*il fait de Beaufort : « Un peu de vanité et de feu de jeunesse, dit-il en* tre autres choses, lui fit faire à son retour des fautes notables. » Quant à Retz (tome II, p. 177 et 178), voici sous quels traits il nons dépeint le chef des Importants : c (Son sens) étoit court et lourd, et d'autant plus qu'il étoit obscurci par la présomption. Il se croyoit habile, et c'est ce qui le faisoit paroître artificieux, parce que Ton connoissoit d'abord qu'il n'avoit pas assez d'esprit pour être fin. U étoit brave de sa personne, et plus qu'il n'appartenoit à un fanfaron : il l'étoit en tout sans exception , en rien plut faussement qu'en galanterie. Il parloit et il pensoit comme le peuple. 1 — Voyez, au tome I, p. 54) 70 et 84* les notes de M. Gilbert sur les maximes 56, 90 et 139.
s. Augustin Potier, évêque de Beauvais en 1616, premier aumônier de la reine Anne d'Autriche, et nommé ministre d'État au commencement de la Régence, mort le 19 juin i65o. Il était oncle du président aux Enquêtes René Potier de Biancmesnil. Retz (tome I, p. 909 et p. 339) le traite de c plus idiot que tous les idiots • et de c béte mitrée ». Mme de Motteville se borne à dire (tome I, p. 109) qu'il « ne soutenoit pas les affaires avec la force et la capacité qu'un premier ministre doit avoir. »