VUES D'HABITATIONS
Vue du château de la Rochefoucauld, dans son état actuel. Dessin de M. S. Barclay, d'après une photographie.
La Rochefoucauld. — Axbum,
Dessin à la plume de M. A. Deroy, réduit par le procédé Gillot, d'après la gravure qui est à la Bibliothèque nationale [Topographie de la France, Charente) et a pour titre :
Veûe du château et dune partie de la ville de la RochefoUcaux en Angoumois, désigné au naturel et gravé par Louis Meunier.
Voyez, au tome I, la Notice biographique,
p. vu, note \ .
La Rochefoucauld. — Album.
Dessin à la plume de M. A. Deroy, réduit par le procédé Gillot, d'après la gravure qui est à la Bibliothèque nationale [Topographie de la France, Seine, Paris, vi e arrondissement, 24 e quartier, rue de Seine, n 6 12, et qui a pour titre :
V eue et perspective de V hostel de Liancourt
( depuis de la Rochefoucauld), lorsqu'il sera parachevé, du dessein de M. Mercier, architecte du Roy. — Dessigné et gravé par L. Marot.
Voyez, au tome I, la Notice biographique, p. lxxi, note 3 ; p. xcn, note 4 ; et l'appendice VI, p. ex et cxi.
La Rochefoucauld. — Album.
Copie du Frontispice, gravé par Picard, des premières éditions des Maximes publiées à Paris par Claude Barbin.
Voyez la Notice bibliographique, II, B, n°i.
Ce Frontispice, avec un Sénèque démasqué, excita l'indignation de Diderot. Dans son histoire ou plutôt son panégyrique du philosophe, publié en 1779, à la suite de la traduction de la Grauge, terminée, annotée et mise au jour s par Naigeon, il s'écrie, en s 'adressant au chef de la famille de l'auteur des Maximes, qui était alors Louis- Alexandre duc de la Rochefoucauld * :
* Jeune Seigneur, toi qui ne pris aucun des vices de la cour, où ton rang et ta naissance t'appeloient, toi qui es fait pour croire aux vertus, parce que ton âme en est remplie, tu arracheras de l'ouvrage ingénieux et profond de ton aïeul ce Frontispice où Ton voit le masque séduisant de la vertu sur le visage du vice ; tu briseras s ce buste injurieux audessous duquel on lit Sénèque, et tu ne souffriras pas qu'il insulte à jamais au plus digne des mortels. » [Essai sur la vie de Sénèque le philosophe , sur ses écrits, et sur les règnes de Claude et de Néron, § lvii, p. 222 et 223.)
1. Né en 1743, massacré à Gisors, en 179a. Protecteur des sciences et des lettres, il était très-estimé et très-courtisé des écrivains et des philosophes. Il fut nommé membre de V Académie des sciences en 168a.
a. Ce passage est ainsi modifié, d'après une édition postérieure, dans le recueil des Œuvres de Diderot (Paris, 1875), livre I, cv, tome III, p. 160 : a .... remplie, tu ne permettras pas que ce Frontispice où Ton a vu le masque de la vertu sur le visage du vice, reparaisse à la tête de l'ouvrage...; tu briseras, etc. »
La Rochefoucauld. — Axbum.
Naigeon ajoute eu note :
« Il y a très-longtemps qu'on ne voit plus ce Frontispice affligeant à la tête des Maximes du duc de la Rochefoucauld; on ne le trouve même dans aucune des éditions qui ont suivi la troisième ou la quatrième 1 , comme je m'en suis assuré en consultant toutes celles qui ont été publiées, depuis cette époque, jusqu'à la dernière, imprimée cette année au Louvre 1 avec autant d'exactitude que d'élégance. Ainsi l'auteur des Maximes a réparé lui-même l'injure qu'il avait faite à Sénèque; et cette espèce de rétractation publique, la seule qui convienne quand l'offense l'a été, fait également l'apologie de l'un, l'éloge de la candeur de l'autre, » (Ibidem.)
i Nous n'avons en effet trouvé le Frontispice de Picard dans aucun des exemplaires que nous avons pu voir de la 5* et dernière édition donnée par l'auteur en 1678. A la Bibliothèque nationale, il est dans un de la première (i665) et dans ceux de la seconde (1666) et de la quatrième (1675). A la bibliothèque Cousin, nous le voyons en tête de ces deux dernières, et en outre de la troisième (1671).
a. C'est l'édition in-8% dite de Suard, faite au Louvre, à l'Imprimerie royale, en 1778, donc postérieure juste de cent ans à la dernière de l'auteur (voyez à la Notice bibliographique , II, B, n* i3). Les six volumes de la traduction de la Grange ont le millésime de 1778. Naigeon, en disant : « cette année », se réfère à cette date, bien que le tome VII, où est Y Essai sur la vie de Sénèque, porte le chiffre de 1779.