‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 5)Chapitre 108 sur 364 · Vab. : proportion, (i · texte numérisé non relu

Vab. : proportion, (i

5. Vab. : Quelque disproportion qu^il y ait entre les fortunes, il y a pourtant toujours une certaine proportion de biens et de maux qui les rend égales. (Manuscrit.) — C'est la conclusion de Vauvenargues, dans son Discours sur l'inégalité des richesses (Œuvres^ p. i8a et x83). — La Bruyère (des Grands ^ n^ 5, tome I, p. 339) • * ^° demande si, en comparant ensemble les différentes conditions des hommes, leurs peines, leurs avantages, on n'y remarqueroit pas un mélange ou une espèce de compensation de bien et de mal , qui établiroit entre elles l'égalité, ou qui feroit du moins que l'un ne seroit guère plus désirable que l'autre.... »

6' La version de i665 était plus absolue : c .... que la nature

Le mépris des richesses étoit dans les philosophes^ un désir caohé de venger leur mérite de Tinjustice de la fortune, par le mépris des mêmes biens dont elle les privoit; c'étoit un secret pour se garantir de Tavilissement* de la pauvreté; c' étoit' un chemin détourné pour aller à la considération qu'ils ne pouvoient avoir par les richesses^. (fo. I*.)

La haine pour' les favoris n'est autre chose que

donne, ce ti^ est pas efle^ mais la fortune ^ qui fait les héros. > ^ Voyez les maximes Sy^ 58, i53, i65, 38o, 4yOy et la 14* des Eéflexions diverses, — Selon Vauveuargues (p. 84), cette pensée, ainsi que la précédente et la suivante, sont communes; il a voulu sans doute répondre à la 53* dans sa maxime Sy g (Œuvres^ p. 455) : c .... Lafor^ tune, qu'on croit si souveraine, ne peut presque rien sans la nature. •

I. Vae. : Le mépris des richesses dans ies philosophes étoit,,,, (1665.)

a. VAii. : c^étoit un secret qiCils avaient trouvé pour se dédommager de ravilissement. (166 5.)

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