Vah. : où il n'a souvent guère plus de part. {Manuscrit
6. Vah. : que le Doge en a k ce qui se fait.... {Manuscrit et i665.) — VauTcnargues (p. 81) ne voit dans cette pensée qu'une c plaisanterie froide et recherchée. » — Voyez la maxime 74.
«4 RÉFLEXIONS OU 8£HT£IfC£S
Lxxvra
Uamonr de la justice n^est , en la plupart des hommei^, que la crainte de soufirir Finjustice. (éd. i*.)
Le silence est le parti le plus sûr de celui qui se défie de soi-même '. (bo. i.)
z. L'édition de i665 ii*a pas oe correctif : c en la plapait des hommes. » — Cette pensée est un résumé des maximes 6yS et 58o.— Le cardinal d*Ossat [lettre 336, édition de Boadot), cité par Amelot de la Hoossayc : « Ceux-là même qui n*ont point connu la yraie tonroe de la justice ont néanmoins reconnu qu'il la falloit obsenrer, et te garder de faire tort et injure k autrui, afin de n*en receroir point. > — J. Esprit (tome I, p. 5i3 et 5i5) : c L'équité des personnes prÎTées.... est une crainte qu'ils ont qu'on ne leur fasse des injustices. • — c I^ justice des particuliers n'est qu'une adresse qui tend à mettre leur yie, leur bien et leur honneur k couyert des injures qa*on leur peut faire. » — La Harpe (tome VII, p. s6i) : c Je n*en crois rien du tout : c'est le cri de la conscience, c'est un sentiment €£01 précède toute réflexion. Il y a mille injustices que nous ne craignons pas de souffrir, et dont la seule idée nous révolte, i
». C'est encore là une des pensées que Vauvenargues (p. 84} trouTC communes, — Stultus quoque^ si tacuerit, sapiens reputabîtur ; et si compresserit labia sua , intelUgens ( Livre des Proverbes , chapitre ZYn, Terset a 8). c Le sot lui-même, s'il se tait, sera réputé iage; et tant que ses lèvres seront closes, intelligent. > — Caton (Uttc I, distique 3) :
Virtutem primam esse puta compescere linguam,
c Regude comme la première vertu de retenir la langne. a — - Publias Syrus :
Taciturnit€U stulto hominipro sapieniia est,
f Pour le sot le silence tient lieu de sagesse. 1
— Montaigne {Essais^ livre III, chapitre Yin, tome III, p. ^\2) l c A combien de sottes âmes, en mon temps, a seruy vne mine froide et taciturne de tiltre de prudence et de capacité ! » — Voyez la 4* des Ré fierions diverses.
Ce qui nous rend si changeants dans nos amitiés, c'est qu'il est diflScile de connoître les qualités de Tàme, et facile* de connoître celles de l'esprit*, (éd. i*.)
Nous ne pouvons rien aimer que par rapport à nous, et nous ne faisons que suivre notre goût et notre plaisir quand nous préférons nos amis à nous-mêmes; c*est néanmoins par cette préférence seule que Tamitié peut être vraie et parfaite*, (éd. 5.)
z. Var. : c'est qu*il est aussi difficile.... qu'il est facile. (1666.} 9. Var. : c Ce qui rend nos incRnatîons si légères et si changeantes, c'est qu'il ^t 4iisé de connoître les qualités de l'esprit, et difficile de connoître eiHes de l'âme. (i665.)
3. Voyez les maximes 83, a36, et la a* des Réflexions diverses . — - Saint-Eyremond [Maxime^ qtCon ne doit jamais manquer à ses amis. Œuvres mêlées^ p. 289, Barbin, 1689) : « L'honneur, qui se déguise sous le nom d'amitié, n'est qu'un amour^propre qui se sert lui-même dans la personne qu'il fait semblant de servir. » — J. Esprit (tomel, p. 17a): i .... Quoiqu'il paroisse qu'il donne sa vie pour conserver celle de son ami, il est certain pourtant quUl meurt pour sa propre gloire.... » — Duclos (tome I, p. ao4, Considérations sur les mœurs de ce siècle f chapitre vu) : — c L'inclination détermine moins qu'on ne s'imagine à obliger, quoiqu'elle y fasse trouver du plaisir; elle est souvent subordonnée à beaucoup d'autres motifs, à des plaisirs qui l'emportent sur celui de l'amitié, quoiqu'ils ne soient pas si honnêtes. » — Térence avait déjÀ dit {Adelphes^ acte I, scène i, vert i3 et 14) :
.... Vah! quemquamne hominem in animum instituerez oui Parure f quod sit carius quam ipse est sibi ?
C Est-il possible qu'un homme aille se proposer et se mettre en tète d'aimer quelque chose plus que soi-même ? a
La RooBxrouGAULD. i
Lxxxn
La réconciliation avec nos ennemis ^ n^est qu'un désir de rendre notre condition meilleure ', une lassitude de la guerre, et une crainte de quelque mauvais événement*.
(ÉD. I*
LXXXIU
Ce que les hommes ont nommé amitié n'est qu'une société, qu'un ménagement réciproque d'intérêts, et qu'un échange de bons offices; ce n'est enfin qu'un commerce où l'amour-propre se propose toujours quelque chose à gagner*, (éd. i*.)
I. L'édition de 1 665 ajoute ici : c qui te fait au nom de la sincérité y de la douceur et de la tendresse. »