‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 5)Chapitre 150 sur 364 · CCLXXXVIII · texte numérisé non relu

CCLXXXVIII

Il y a des affaires et des maladies que les remèdes aigrissent en certains temps , et la grande habileté consiste à connoître quand il est dangereux d'en user '.

(bd. 1*0

I. Vab. : On n'aime pas une seconde fois, quand on a cessé d'aimer. {Manuscrit.) — c Bien, dît Tannotateur contemporain, pour aimer aussi fortement; car on renoue tous les jours. > — Voyez la maxime 56o.

a. Var. : Ce n*est pas la fertilité de Tesprit qui fait trouver plusieurs expédients sur une même affaire; c'est plutôt le défaut de lumière qui nous fait arrêter à tout ce qui se présente à rimagînalion, et qui nous empêche de discerner d'abord ce qui nous est propre, ( 1 665 .) — Cette première version n*est-elle pas à regretter, quant à la constroction et à la coupe de la phrase? — Saint-Évremond, en parlant d'Annibal {Réflexions sur les divers génies du peuple romain , chapitre Tii) : c II est certain que les esprits trop fins se font des difficultés dans les entreprises, et s'arrêtent eux-mêmes par des obstacles qui Tiennent plus de leur imagination que de la chose. »

3. Vab. : Il y a des affaires et des maladies que les remèdes aigrissent, et on peut dire que la grande habileté consiste à savoir connottre tes temps oit il est dangereux d'en faire, (i665.} — Voyez la

i5o RÉFLEXIONS OU SENTENCES

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