‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 5)Chapitre 179 sur 364 · Voyez les maximes 3i8, 433 et · texte numérisé non relu

Voyez les maximes 3i8, 433 et

4. Le manuscrit disait avec moins d*élégance, mais arec plof de obaté : c .... agitées des passions, n*en ont jamais de longues, •

ao4 RÉFLEXIONS OU SENTENCES

trariétés qu'il y en a naturellement dans le cœur de chaque personne ^ . (éd. 5.)

CDLXXIX

H n'y a que les personnes qui ont de la fermeté qui puissent avoir une véritable douceur : celles qui paroissent douces n'ont d'ordinaire que de la foiblesse, qui se convertit aisément en aigreur*, (éd. 5.)

CDLXXX

La timidité est un défaut dont il est dangereux de reprendre les personnes qu'on en veut corriger*, (bd. 5.)

CDLXXXI

Rien n'est plus rare que la véritable bonté : ceux

I. Horace dit en parlant de la pensée de Thomme (lÎTre I, épitre i, ▼ers 99) :

.... Fitm dUconvenit ordine ioio,

ff Elle n*est jamais d*accord avec elle-même dans toute la suite de la vie. jp — Charron (de la Sagesse ^ livre I, chapitre xxxvni) : c Nos actions se contredisent souuent de si estrange façon quUl semble impossible qu'elles soient parties de mesme boutique, i — La Bruyère (de r Homme ^ n^ 99) : c Quelques hommes, dans le cours de leur rie, sont si difîérents d'eux-mêmes par le coeur et par Tesprit, qu'on est sûr de se méprendre, si Ton en juge seulement par ce qui a para d'eux dans leur première jeunesse. » — Voyez les maximes 5i et i35.

a. Vauvenargues {maxime 55, Œuvres^ p. 879) : c II n'y a guère de gens plus aigres que ceux qui sont doux par intérêt. > — Rapprochez des maximes a37, 887 et 481*

3. Parce que, dans ce cas, on F augmente, comme le fait ohser%er l'annotateur contemporain. — On sait que la Rochefoucauld était timide, au moins à parler, et que Huet (voyez ses Mémoires^ traduction de M. Ch. Nisard, Paris, Hachette, i853, un vol. in-S»,

ET MAXIMES MORALES. ao5

même qui croient en avoir n'ont d'ordinaire que de la complaisance ou de la foiblesse^. (éd. 5.)

CDLXXXn

L'esprit s'attache par paresse et par constance* à ce qui lui est facile ou agréable : cette habitude met toujours des bornes à nos connoissances , et jamais personne ne s'est donné la peine d'étendre et de conduire son esprit aussi loin qu'il pourroit aller*, (éd. 5.)

CDLXXXIII

On est d'ordinaire plus médisant par vanité que par malice^, (éd. 5.)

CDLXXXIV

Quand on a le cœur encore agité par les restes d'une passion, on est plus près d'en prendre une nouvelle que quand on est entièrement guéri '. (éd. 5.)

CDLXXXV Ceux qui ont eu de grandes passions se trouvent ,

p. igS) ne put le décider à se présenter à TAcadémie française : il n*osait affronter le discours de réception à prononcer.

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