‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 5)Chapitre 191 sur 364 · I. Vab. : que de croire. (i · texte numérisé non relu

I. Vab. : que de croire. (i

s. Var. : n'est que trop foible en cette rencontre. (i665.) 3. Var. : cVst elle qui nous trahit. (i665.)

4* Vah. : et, au lieu de nous inspirer le mépris de la mort, elU sert.... (i665.)

5. Var. : .... d'en détourner les yeux ei de les arrêter sur d'au* très objets. (i665.)

6. Var. : Caton et Bmtus en choisissent d'illustres et tt éclatants {et qui indique que, dans notre texte, illustres se rapporte, non pas à morts, mais à objets); un laquais se contenta dernièrement de danser les tricotêts sur réchafaud où iXdevo'u être roué. (e665.) — Richelet (i68o) définit tricotets : c une sorte de danse élcTée et en rond, s et Furetière (1690) : c espèce de danse gaie. > Voyez le Lexique, — Rapprochez de la maxime ai. — Le 9 septembre 1660, la Rochefoocauld écrit à J. Esprit : c Je tous prie de mettre sur le ton de sentences <:e que je vous ai mandé de ce mouchoir et des tricotets, 1 U pariait éTÎdemment de la maxime ai et de celle-ci (voyez la variante de la ai«). Dans une lettre antérieure (du 97 août) à Mme de Sablé, il nous apprend que c'est de J. Esprit qu'il tient cette anecdote des tricotets .* c M. Esprit, dit-il, me parle d'un laquais qui a dansé les tricotets sur l'écliafaud où il alloit être roué. Il me semble qne voilà jusqu'où la philosophie d^un laquais méritoit d'aller. Je crois que toute gaité en cet état-là vous est bien suspecte. 1

7. Var. : ils produisent souvent les mêmes effets. (i665, 1666, 167 1 et 1693.)

ET MAXIMES MORALES. aiS

de sorte qu'il est vrai que^, quelque disproportion qu'il y ait entre les grands hommes et les gens du commun, on a vu mille fois les uns et les autres recevoir la mort d'un même visage ; mais c'a toujours été avec cette différence que, dans le mépris que les grands hommes font parottre pour la mort , c'est l'amour de la gloire qui leur en ôte la vue, et dans les gens du commun, ce n'est qu'un effet de leur peu de lumière qui les empêche de connottre la grandeur de leur mal, et leur laisse la liberté de penser à autre chose*, (éd. i*.]

I. Vaa. : de sorte qu'il est -vrai de dire qae.... (i665.] s. Yar. : .... eDU« les grands hommes et les geos du cominnii, les MOU et les autres ont mille fois re^u la mort d*an même Tisage ; mais 9*a toujours été aTeo cette différenoe que c'est Tamour de la gloire qui 6te aux grands hommes la 'vue de la mort dans le mépris qu^'ds font pa^ roitre quelquefois pour elle y et dans les gens du commun, ce n*est qu'on effet de leur peu de lumière qui, les empêchant de connoltre toute la grandeur de leur mal, leur laiiae la liberté de songer à autre chose. (i665.)

NOTICE

Eh 1693, Gaude Barbin, qui avait imprimé les cinq éditions publiées du vivant de la Rochefoucauld, en donna une sixième qui ne différait de celle de 1678, quant au texte des Maximes, que par deux ou trois variantes sans importance. Au commencement du volume * se trouvait un supplément de onze feuillets non paginés, contenant : i^ un extrait du Privilège du Roi^ renouvelé a la date dn a8 décembre 1699; a» la longue définition de V amour- propre ^ que réditeur avait reprise de Timpression de i665*; 3<* cinquante maximes données comme posthumes. En réalité, de ces cinquante maximes^ vingt -huit seulement étaient nouvelles; des vingt -deox antres, seize, et même dix-sept, n'étaient que de simples variantes à des pensées déjà publiées par Tauteur'; cinq, insérées par raégarde dans ce Supplément ^, reproduisaient textuellement cinq maximes comprises dans les cinq cent quatre de 1678, qui sont toutes réimprimées, à la suite du Supplément, dans le volume de 1698. Barbin n'indiquait pas la source de ces pensées supplémentaires et de ces variantes; mais Ton n*a jamais douté, et Ton ne pouvait guère douter qu'elles ne fussent delà Rochefoucauld lui-même. Outre que Téditenr n'avait, ce semble, aucun intérêt à grossir de quelques feuillets apocryphes

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