Voyez la io« des Be' flexions diverses
5. Voyez encore les maximes i34, a56, 4^7, 49^, et les 3* et 4* iK^« flexions diverses,
6. Dans le texte de Brotier et des éditeurs sÛTants : c il doit iirt, »
7. Ce passage fait penser à la oondoite de, Matthieu Mole dans
3i( Uti^FLEXIONS DIVERSES.
sans craindre d'être faux, et il seroit faux et ridicule de se battre en duel. Une femme peut aimer les sciences^, mais toutes les sciences ne lui conviennent pas toujours', et Tentétement de certaines sciences ne lui convient ja^ mais, et est toujours faux.
n faut que la raison et le bon sens mettent le prix aux choses', et déterminent notre goût à leur donner le rang qu'elles méritent et qu'il nous convient deleur donner; mais tous les hommes presque^ se trompent dans ce prix et dans ce rang , et il y a toujours de la fausseté dans ce mécompte *•
Les plus grands rois sont ceux qui s'y méprennent le plus souvent : ils veulent surpasser les autres hommes en valeur, en savoir, en galanterie , et dans mille autres qualités où tout le monde a droit de prétendre; mais ce goût d'y surpasser les autres peut être faux en eux, quand il va trop loin. Leur émulation doit avoir un
la journée des barricades, et rauteur, sans doute, y a pensé luimême.
I . Ce compliment était vraisemblablement à Tadresse de Mmes de Sablé et de la Fayette.
a. Toujours est omis dans l'édition de Brotier et dans les suivantes. Quatre lignes plus loin, toutes les éditions mettent qWelics devant déterminent,
3. Voyez la majùme a44, et les io« et i6« Réflexions diverses,
4. « Mais presque tous les hommes. » (^Édition de Dup/essis,)
5. Le remarquable morceau qui suit, et qui termine cette A^'/î^jr/oir, n*avait pas paru dans les éditions précédentes, si ce n^est dans celle de M. de Barthélémy; nous le donnons diaprés le manuscrit de la Rocheguyon. L^allusion à Louis XIV ne semble pas douteuse ; elle est plus évidente que dans le fameux passage, si souvent cité, de Bri^ tannicus (acte IV, scène iv, vers 147a) :
Il excelle à conduire un char dans la carrière...,
où Ton peut croire que les commentateurs ont prêté à Racine plus de hardiesse qu'il n^avait prétendu en montrer, quoiqu'il ne fût pas aussi timoré qu'on a bien voulu le dire.
RÉFLEXIONS DIVERSES. 3i5
autre objet : ils doivent imiter Alexandre, qui ne youloit^ disputer le prix de la course que contre des roifli, et se souvenir que ce n'est que des qualités particulières à la royauté' qu'ils doivent disputer. Quelque vaillant que puisse être un roi, quelque savant et agréable qu'il puisse être, il trouvera un nombre infini de geqs qui auront ces mémos qualités aussi avantageusement que lui, et le désir de les surpasser paroitra toujoi|i9 faux, et souvent même il lui sera impossible' d'y réussir; mais s'il s'attache à ses devoirs véritables, s'il est magnanime, s'il est grand capitaine et grand politique, s*ii est juste, clément et^ libéral, s'il soulage ses sujets; s'il aime la gloire et le repos de son État, il ne trouvera que des rois à vaincre dans une si noble carrière; il n'y aura rien que de vrai et de grand dans un si juste dessein, et le désir d'y surpasser les autres n'aura rien de faux. Cette émulation est digne d'un roi, et c'est la véritable gloire où il doit prétendre.