Charles II
les plaisirs, oubliant les intérêts de son royaume et ses exemples domestiques, s'est exposé avec fermeté, pendant six ans S à la fureur de ses peuples et à la haine de son parlement, pour conserver une liaison étroite avec le roi de France; au lieu d'arrêter les conquêtes de ce prince dans les Pays-Bas, il y a même contribué, en lui fournissant des troupes. Cet attachement Ta empêché d'être maître absolu de T Angleterre, et d'en étendre les frontières en Flandre et en Hollande, par des places et par des ports qu'il a toujours refusés ; mais dans le temps même qu'il reçoit des sommes considérables du Roi*, et qu'il a le plus de besoin' d'en être soutenu contre ses propres sujets, il renonce, sans prétexte, à tant d'engagements, et il se déclare contre la France, précisément quand il lui est utile et honnête d'y être attaché; par une mauvaise politique précipitée , il perd , en un moment, le seul avantage qu'il pouvoit retirer d'une mauvaise politique de six années, et ayant pu* donner la paix comme médiateur, il est réduit à la demander comme suppliant, quand le Roi l'accorde à l'Espagne, à l'Allemagne et à la Hollande.
Les propositions qui avoient été faites au roi d'Angleterre de marier sa nièce, la princesse d'Yorck*, au prince d'Orange, ne lui étoient pas agréables*; le duc d'Yorck en paroissoit aussi éloigné que le Roi son frère,
I . c S*e8t opposé depuis six ans. ■ {Édition de M, de BarthéUmjr,)
— Voyez la note 3 de la page snivante.
a. Louis XIV achetait son alliance au prix d'une pension annuelle de trois millions.
3. c Et qu*il a le plus besoin. • {Édition de M, de Barthèlemf,)
4. L'édition de M. de Barthélémy coupe la phrase après années^ et donne : c En ayant pu. s — Voyez la note 3 de la page suivante.
5. Marie, fille de Jacques Stuart, duc d'York, frère de Charles II, à qui il succéda, eu i685, sons le nom de Jacques II.