Brouillon ; « ni son esprit ni sa grandeur
6. Au brouillon il y avait d'abord : « n*ont pas empêché, » qui a été corrigé en : a n*ont pu empêcher, »
PEOJET d'article.
nne si terrible peinture*, et que l'auteur ii*en a pu prendre Tonginal qu'en lui-même* ; ils disent qu'il est dangereux de mettre de telles pensées au jour, et qu'ayant si bien montré qu'on ne fait jamais de bonnes actions* que par de mauvais principes, on ne se mettra plus en peine de chercher la Tertu*, puisqu'il est impossible de l'aTOÎr*, si ce n'est en idée*.
Les autres, au contraire, trou- Tent ce traité fort utile, parce qu'il décou'vre les fausses idées que les hommes ont d'eux-mêmes, et leur fait voir ^ que, sans la religion, ils sont incapables de faire aucim bien ; qu*il est bon de se
Von peut dire néanmoins que ce traité est fort utile, parce qu'il découyre aux hommes les faasses^ idées qu'ils ont d'eux-mêmes; qu*il leur fiiit voir que , sans ie christianisme f ils sont incapables de faire aucun bien qui ne soit
I. Dans le brouillon, on avait d'abord nds outrager ^ puis on l'a effaoé poor écrire, dans Tinterligne : trop offeruer^ qu'on a ensuite efTacé égaloBent, pour rétablir au-dessus outrager, — Autre Temon de la copie, dans le tome Y de Yallant : « Les uns croient qae c'est injustement qu*on/ait une si terrible peintnre des hommes. »
a. Voyez pins haut le Discours sur les Bfaximes, p. 367, la Lettre de la prineeise deOnymené, p. 37a, et, plus loin, \a Lettre du cbeTalier de Meré, p. 396.
3. Brouillon : « les bonnes actions. » — V. Cousin, à tort : « les belles actions. »
4. Brouillon : h .... par de mauvais principes, il semblera qu^il serait inutile (autres corrections sur le brouillon : la plupart du monde croira qu'il est inutile d* entreprendre de pratiquer la vertu ; — on se persuadera qu'ail est inutile de cliercher In vertu). » — Le mot chercher, qui dans la mise au net a remplacé pratiquer ^ est, dans le brouillon, écrit d'une encre plus blanche, andessus de ce dernier mot, et nous paratt être de la main de la Rochefoucauld.
5. Brouillon : c .... puisqu'il est comme impossible d'en avoir.»
6. Dans la mise au net, la phrase s'arrête ici; le brouillon continue ainsi : s que c'est enfin renverser la morale (devant morale^ il y a philosophie , efTacé) de faire voir que eûtes les vertus qu'elle nous enseigne ne sont que des chimères, puisqu'elles n'ont que de mauvaises fins. » — Brouillon du tome Y : ce .... que toutes les vertus qu'elle nous enseigne n'ont que de mauvaises fins, et qu^elles nr sont par conséquent que des chimères. > — L'alinéa tout entier a été supprimé par la Rochefoucauld ; c'était V endroit sensible dont il est question dans la lettre suivante. .
7. Dans le brouillon ^ la première rédaction était : c trouvent ces maximes fort utiles^ parce qu'elles découvre/i/ aux hommes les fausses idées qu*ils ont d'eux-mêmes, et leur Jont voir; » mais on a substitué traité à maximes et fait, an brouillon même, les autres cliangements que ce premier rendait nécessaires.
PROJET D'ARTXCU.
connoitre ' tel qu*OD est, qaaod il n*y aoroit que cet arantage de n*étre point trompé dans la connoittance qa*OD pent avoir de soi-même*.
Quoi qu'il en soit, il y a tant d*esprit dans cet ouvrage, et une si grande pénétration pour connoitre le véritable état de Thomme, à ne regarder que sa nature*, que toutes les personnes de bon sens^ y trouveront une infinité de choses quUls' auroient peutêtre ignorées toute leur vie*, si cet auteur ne les avoit tirées du chaos du cœur de rhomme^,pour les mettre dans un jour où quasi tout le monde peut les voir et les comprendre sans peine.
ARTICLE DOnUMi.
méié d'imperfection y et que rien fCest plus avantageux que de se connoitre tel que Ton est* en effet ^ afin de n'être plus trompé par la fausse connoissance que Ton a toujours de soi-même.
U y a tant d'esprit dans cet oavrage, et une si grande pénétration pour démêler la variété^ des sentiments du cœur de Thomme, que toutes les personnes yW!cieuses y trouveront une infinité de choses fort utiles, qa*elles auroient peut-être ignorées toute leur vie, si Tauteur des Maximes ne les airoit tirées du chaos , pour les mettre dans un jour où quasi tout le monde les peut voir et les peut comprendre sans peine.
I . Brouillon : « qn*il est toujours bon de se connottre. » — Brouillon do tome V : a qu'il est utile de se connoître. »
a. Brouillon : « quand même il n'r auroit point d'autre arantage que celui de n'être point trompé dans la connoissance qu'on a de soi-même, ei que cela suffît pour pardonner à l'auteur de nous avoir montré la nature corrompue, n