‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 5)Chapitre 39 sur 364 · Mémoires^ p · texte numérisé non relu

Mémoires^ p

5. Ibidem^ p. 34 1-343; Mémoires de GourvUle^ p. 954» — Voyez ci-après, à Vappendice v, 6® (p. crni), Tindication de pièces relatives aux mesures prises contre notre duc durant cette nouvelle révolte. •-• Il est curieux de voir un État de ia France (Paris, G. Loyson)

sua LA ROCHEFOUCAULD. u

cet étatHBajor choisi avec lequel Condë entrepread de traverser la moitié de la France, pour aller rejoindre sur la Loire l'armée du duc de Nemours. Ce voyage, dont il faut lire la relation, surtout dans les Mémoires de Gourçille *, fut plein d'émotions et de vicissitudes. Il s'acheva toutefois sans accident grave le i " avril, et dès lors Condé, ayant pris le commandement en chef de l'armée, se trouva en face de Turenne. Le combat indécis de Bléneau, où ces deux illustres antagonistes rivaliserent de talent et de coup d'œil, est demeuré fameux dans l'histoire ; la Rochefoucauld et son fils à peine adolescent s'y distinguèrent au premier rang*. « Il y a très-bien fait, » dit McHisieur le Prince, en parlant du père, dans une lettre qu'il écrivit le lendemain à Mademoiselle *, Quelques jours après (il avril), Condé, toujours accompagné de la même escorte, était reçu triomphalement dans Paris, que la cour avait quitté dqniis plus de trois mois. Si l'espérance de Monsieur le Prince, en rentrant dans la capitale, avait été de réunir en un faisceau les divers partis de la Fronde, il dut renoncer bientôt à cette illusion. Le Parlement avait beau mettre à prix la tète de Mazarin, chaque jour de répit profitait à la fortune du Cardinal et nuisait à celle des Frondeurs. A la première fumée d'enthousiasme avec laquelle les bourgeois avaient salué la venue du prince succédèrent des cabales et des intrigues, toutes nées de la lassitude de la guerre et du désir d'un accommodement. Condé lui-même, une fois à Paris, se prit à y respirer comme un

faire hardiment son éloge à Toccasion de sa conduite factieuse, ne qualifiant ses rébellions que de retraites de la cour. On y lit deux ans de suite (i65i et i65a) : « Le duc de la Rochefoucauld et prince de Marcillac, gouverneur de Poitiers; il se retira de la cour lorsque Messieurs les Princes furent arrêtés prisonnierSf fut à la guerre de Bourdeaux, avec plusieurs gentilshommes de ses amis, où il fit paroitre sa sagesse et sa valeur en plusieurs occasions, et depuis la liberté de Messieurs les Princes, il est revenu à la cour, et s^en est encore retiré depuis, o Comparez ci- dessus, p. XLi, note a.

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