Mémoires^ p. Sgo-Sga
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pour la terre de Merlou, dont il avait fait cadeau à la duchesse, sur les instances de la Rochefoucauld.
Cependant les troupes du Roi, commandées par Turenne et par d'Hocquincourt, tenaient le pays, prenant Tune après l'autre toutes les places des Frondeurs ; le duc de Lorraine, qui s'était engagé à combattre Turenne, se retirait sans coup férir, et bientôt Condé n'eut plus d'autre ressource que de tenter un coup désespéré. Ce fut le fameux combat du faubourg Saint- Antoine, que V. Cousin appelle avec raison « une héroïque et vaine protestation du courage contre la fortune ^ » Dans cette jonmée du a juillet i652, la Rochefoucauld, attaquant, avec son fils Marcillac, avec Beaufort, Nemours, et quelques volontaires, la barricade de Picpus, reçut une mousquetade en plein visage. Bien que sa blessure « lui fît presque sortir les deux yeux hors de la tète *, » il se rendit néanmoins à cheval, tout couvert de sang, jusqu'à l'hôtel de Liancourt (rue de Seine*), exhortant le peuple à secourir Monsieur le Prince. Après quoi, dans un état déplorable, il se fit transporter à Bagneux.
Gourville rapporte (p. a66] que, « au sujet de cet accident, il fit graver un portrait de Mme de Longueville avec ces deux vers au bas :
Faisant la guerre au Roi, j*ai perdu les deux yeux ; Mais pour un tel objet je Taurois faite aux Dieux *. o
I. Madame de Longueville pendant la Fronde^ édition de 1867, p. i55.
a. Mémoires^ p. 41 4* Conrart dit (p. m) qu*il a eut les deux joues percées, mais le plus favorablement du monde, d