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SUR LA ROCHEFOUCAULD. lyii
ripiscence se rencontrèrent dans sa résolution, et tout particulièrement le premier. Un des principaux arguments, et probablement des plus décisifs, qu'on employa pour le « dégager absolument d'avec Monsieur le Prince » ëtait la nécessité d'assurer « le mariage de M. le prince de Marcillac avec Mlle de la Roche-Guyon, sa cousine germaine', » mariage qui, nous dit Mademoiselle *, rétablit la maison de la Rochefoucauld, laquelle « n'étoit pas aisée. » GourviUe ', son agent ordinaire, le plus adroit des ambassadeurs o£Bcieuz, se chargea d'abord de faire agréer à Gondé et au général espagnol cette démission, prévue peut-être de tous deux ; puis, ayant réussi de ce côté, Û eut recours à l'entremise de M. de Liancourt pour obtenir une entrevue du Cardinal, qu'on représentait comme fort aigri contre le duc de la Rochefoucauld. On vit alors combien importe, en toute affaire épineuse, le choix du négociateur. Mazarin, face à face avec GourviUe, se montra plein de bonne grâce et de facilité ; il oublia ses récentes colères, et accorda d'emblée à l'envoyé du Frondeur repenti ce que peut-être il eût refusé au Frondeur lui-» même. U ne posa qu'une condition, futile en apparence, trèssérieuse au fond : c'est que GourviUe passerait désormais h son service. Le Cardinal, qui se connaissait en hommes, témoin le choix qu'il fera plus tard de Colbert pour lui succéder, avait deviné tous les services qu'il pouvait tirer piir la suite de ce génie souple et industrieux. Ces services furent tels en effet* qu'il serait malaisé de dire qui gagna le plus, après GourviUe bien entendu, à cet arrangement, ou de la Rochefoucauld, qui obtint par là le droit de rentrer en France, ou de Mazarin, qui prit à l'iUustre factieux son homme d'itffaires le plus avisé. ' GourviUe, U faut lui rendre cette justice, n'abandonna pas