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XGTiu APPENDICES
Il a paru^ au milieu du dix-septième siècle, un liTre indtalé: c Généalogie de la très-grande, très-ancienne et très-illostre maison de laRochefoucaut. Imprimé aux despens de Monsieur de Roissac*. M.DC.UV », in-40.
L^exemplaire qui est au Cabinet des titres de la Bibliothèque nationale(Dossier bleu la Rochefoucauld i5 lao) est chargé de corrections, de notes manuscrites, qui paraissent être de la main de d*Hoxier. Au rerso du feuillet de titre de Texemplaire, annoté lui aussi, qui est à la Réserve du département des imprimés (L 3* 539), on lit cette note : <k Avec des remarques prises sur celles qu*a faites M. d*Hoxier dans le sien. » L*annotateur du Tolume du Cabinet relève durement les hautes prétentions affichées dans les premières pages, ces a risions, dit-il, dont on gâte ordinairement toutes les généalogies, s La préface débute par un second titre qui montre en quoi ces yisions consistent :
« Briève description généalogique de la très-grande.... maison de la Rochefoucaut..., où est prouvée sa descente depuis Sigisbert roi d^Austrasie, fils de Clotaire premier du nom, roi de France, jusqu^à présent, de père en fils. »
Plus modeste est la généalogie que nous avons citée dans la Notice (p. n), et qui fut imprimée, environ trente ans plus tdt, avec ce titre : « Généalogie de Tancienne et illustre maison de la Rochefoucauld, dressée sur les chartes, titres et histoires plot fidèles, par André du Chesne, G. [Généalogiste] du Roi.... A Paris. M.DC.XXII. » Du Chesne ne remonte pas au delà de Foucauld I et Ta jusqu*à François ¥•
Dans les lettres d^érection, plusieurs fois citées, de i6aa, il est dit que François V témoigne, par les preuves qu*il a données de •on courage et de sa fidélité, « être digne successeur des comtes de la Rochefoucauld, issus de Tillustre maison de Lusignan, qui ont eu cet honneur d^étre entrés en des alliances royales *. » On peut voir ce qui est dit dans V Histoire généalogique ' de cette tradition conjecturale de descendance des Lezignem ou Lusignan, de la manière dont Tabbé le Laboureur a cherché à rétablir, et de Topinion d'André du Chesne, qui n'a pas encore, dit-il, troufé c la vraie jonction».
1. Dans les deux exemplaires que mendonnenC les lignes soirantes, une note manoacrite ajoute : « et dressée par lui-même. • — M. de Roiatac, en l654, était Léonor de la Rochefoacaold, petit-fiU du 4* fils de Louis de la Roche fbocanld, aîné du a' lit de François I de la Rodwfoucaold et tige des nuvquis de llontendre et de Surgères.
a. Histoire généalogifmê du P. Anselme, tome IV, p. 4i5« 3* IUdem^ p, 41 8,
DE LA NOTICE BIOGRAPHIQUE. xcix
fom UL TRIS m Goufar «r ui taboubbt.
(Eitnit d'un mémoire de d*Ho«ier.)
c Les dues de la Rochefoncauld sont traités de cousins par Mppott à leur dignité^, depuis i6a9 que le comté de la RocheisMiiild fut érigé en duché ; mais je ne crois pas que les princes dtlfarcillAC, fils aînés des ducs de la Rochefoucauld, aient aucun titre, ni même d'anciens exemples d'aroir été traités de cousins.
« Le terre de Marcillac érigée en principauté ne donne aucune prérogetiTe à ton possesseur, et il j a plus d'apparence qu'en dres-
it cpielque expédition pour les princes de Marcillac, on se sera ri pour modèle de celles faites pour les ducs leurs pères, et que le qualité de cousin s'j sera glissée. Le père de M. le duc de la Rochefoucauld d'aujourd'hui*, n'étant que prince de Marcillac, lut fiiit gouTemeur de Poitou en 1646, et dans les provisions il est tiettë de cousin. Son père aroit eu le même gouvernement.
c Le même prince de Marcillac se trouva engagé dans la rébellion
des Periaienf) Tan 1649, et le prince de Contj, qui étoit à la tète
de ee parti, demanda, dans ses propositions de paix, de procurer les
hmuieiirt du Louvre au prince de Marcillac, et le tabouret à sa
faune. Après que le Roi eut accordé à la noblesse la révocation
des rang et prérogatives extraordinaires, et avant que les nouveaux
breveta donnés aux maisons deRohan et de Bouillon eussent éclaté,
Sn Majeeté accorda, le 10 novembre 1649, ^° brevet au prince de
MeicUlac pour l'assurer qu'aucune personne de sa naissance, rang
•I condition, ne seroit honorée du tabouret, que la même grâce ne
hd tôt accordée, comme au fils aîné de la maison de la Roche-
foncenld, potir la princesse de Marcillac, sa femme. Il se trouva
depuis fortement engagé dans le parti de M. le prince de Coudé,
à la aeconde guerre de Paris, sous le nom de duc de la Roche*
CMicanld, ton père étant mort au mou de février i65i (ittex i65o).
Ifontienr le Prince demanda pour lui, dans les propositions de paix
qu'il donna à la cour l'an i65i, qu'on lui accordât un pareil brevet
à celai de MM. de Bouillon et de Guémené, avec le gouvernement
d'Angoumois et de Xaintonge, cent vingt mille livres d'argent, et
permission de vendre ce gouvernement ; mais ces propositions ne
loient pas acceptées.
X. Hoas tvoat va plos hiut (p. m et note 1) les atoés de la famille traités de coosias par les rois, lorsqu'ils n*êtaieilt encore qoe eomtes, done sans lapport i Isar « digaité, » par laquelle d*flosier, on le voit, entend ici le titre
1, La Mimoirs ert daté de 1696. « Lé doe d*aDJoard*hai » est donc Frin* fais Tll, BMist en 1714, fils de notre afateori
« Le brevet da lo novembre 1649 a été le prétexte sur lequel M. le duc de la Rochefoucauld obtint, en 1679, Tëreclion de la Roche^uyon en duché pour son fils aîné, pour lui procurer et à Madame sa femme les honneurs du Louvre. Ce fut aussi sur même prétexte qu*il s'opposa aux demandes que M. de Luxembourg fit au Roi, en i685, des honneurs du Louvre pour ses en£intS| comme issus de Théritière de la maison souveraine de Luxembourg. 9
(Mémoire sur Us honneurs dont jouissent chez le Roi Us princes^ dues et pairs^ ducs non pairs ^ officiers de la couronne et autres seigneurs, *», « Je Tai fait, dit d'Hozier, pour Mgr de Pontchartrain, en 1696, depu^ chancelier de France.» — Ms, Clairambault 721, p. 5 10 et 5ii.)
En i557, la maison de la Rochefoucauld contracta lue étroite alliance avec une branche de la maison de Bourbon. François III, le bisaïeul de Fauteur des Maximes^ épousa, cette année, Charlotte de Roje, dont la sœur aînée, Ëiéonore, arait épousé, en i55i, Louis I, prince de Coudé, bisaïeul du grand Condé. Henri IV, et François IV, traité par le roi de Navarre de parent et de cousin dans ses lettres, nommaient donc tous deux Louis I leur oncle, Tun oncle paternel, Tautre oncle par alliance, et François VI était cousin de Louis II, le grand Condé, au troisième degré.
La Gazette du 5 janvier 1647 (p. a4) nomme François V, le premier après le duc d'Angouléme, parmi les parents qui reçoivent le duc d'Ènghien quand celui-ci vient, le 3o décembre 1646, jeter, de la part du Roi, de Teau bénite sur Teffigie de Henri II, prinoe de Condé, son grand-père.
(Voyeip. XT.) LITTRB DB HimX IT A PRAITÇOIS IV, GOMTB DB LA ROGHBrOUGAULD*
Mon cousin par ce que le S^* des marais tous fera bien amplement entendre comme après avons faict tout ce qui nous a este possible pd obtenir les plus advantageuses conditions que nous avons pen au traicte de la paix qu*il a pieu a Dieu nous donner Je m*en
DE LA NOTICE BIOGRAPHIQUE. ci
leCra j sur ta sii£Btaiice et tous prieraj leullement de croire et Touf AMenrer que tous n*aurez jamais ung meilleur amy ne parent que moy, Qui en cette Tolontë prie le Créateur tous avoir Mon eontin en ta tret taincte et digne garde, de Bergerac, ce xrni* septembre 1577.
Je TOUS prye Mon cousin tous atturer de mon amytie '. Vre bien aièctionne cousin et assure amj
Hknbt.
Smteription (au Terso d*nn second feuillet) :
A Mon cousin Mons^ le conte de la Rochefoucault.
(Voyes p. zm, eCe.)
iTAT Dit sniTICIS MILrrAIHKS DU DUC PRAHCOIS TT DB LA ROCHEFOUCAULD.
Un membre de la famille de la Rochefoucauld nous a obligeamit communique un état des serrices militaires du duc François YI, qui lui a ëtë récemment envoyë, sur sa demande, du Mi- BÎttère de la guerre.
U est à peu près identique arec celui de la Chronologie historique wnUtttire de Pinard (1768, in-4*i tome VI, p. aog-aii), sauf pour la part prise à la guerre ciyile, part indiquée par Pinard, et qui natarellement est omise dans le document fourni par le Ministère.
C*ett également d*après Pinard qu'a été composé Tétat inséré dansTédition àehOEu¥res de i865 (voyez la Notice bibliographique^ II. E,n*7).
Voici quel est dans la pièce ministérielle le détail des services :
Volontaire à Tattaque du Pas-de-Suse, 1699.
Mcstre de camp d*un régiment de son nom*, le !•' mai 1629.
Démissionnaire de ce régiment, en mars i63i.
Maréchal de camp, le 19 mai 1646.
Mestre de camp d'un régiment de cavalerie de son nom, le II septembre 1646, régiment licencié à la fin de 1648.
GouTemeur général du Poitou, le 3 novembre 1646.
I. Cette ligne est de la main du Roi^ ainsi que la tignatnre (formnle et %» Toyoi ci-detitis la Notice^ p. znr, nota 4*
cil APPENDICES
Mettre de camp d*im régiment d*iii£ukterie de ion nom, le lo féTrier 1649*
Démiftsionnaire de ce régiment, le 9 norembre 1649.
Mcfttre de camp d*ttn noureau régiment d^infanterie de ion nom, le 10 novembre 1649.
Ce régiment lui fut retiré en février i65o.
Démifsionnaire du gouvernement général du Poitou, en août i65i.
Après ce détail, le document officiel, suivant toujours Pinard, énumère les Campagnes^ et j comprend Tattaque du Pas-de-Suse (1639), la conquête de la Savoie (x63o), le siège de Nancy (i633), la bataille d*Avein (i^35), le siège de Corbie (i636), la bataille de Rocroy et le siège de Thionville (i643), le siège de Gravelines (1644), les prises de Cassel, Mardick, Bourbourg, Menin, Bétbiue, Saint-Venant (i645), les sièges de Mardick et de Dunkerque (1646), le siège d^Ypres (1648). Il mentionne une blessure reçue au siège de Dunkerque, et termine par la nomination de chevalier dei ordres du Roi, du 3i décembre 1661.
Il y a là bien des actions auxquelles nous savons par lei Mémoirts
ou autrement que François VI n*aBsista pas. Lies Mémoires nons
apprennent (p. 14) qu^il fit ses premières armes dans la campagne
d'Italie de 1629, mais ne parlent pas du Pas-de-Suse. Nous le voyons
ensuite (p. sa et i3), comme volontaire, à la bataille d*Avein on,
comme il la nomme, d'Avène, en i635; à son retour, il est « chatte, »
dit-il, éloigné de la cour {f, sS et 14). En i636, il nont apprend
simplement (p. a6 et 27) qu*il était à Tannée, en Picardie, et que
« le Roi reprit Corbie. » Nous devons conclure qn*il n*était, en
1643, ni à la bataille de Rocroy ni au siège de Thionville, non point
seulement de son silence à Tendroit des Mémoires (p. 81) où il en
parle, mais encore de deux lettres de félicitation ' écrites par lui
de Paris à Condé. En 1645, il n*est pas à Tannée, mais à la cour,
«r dans un état ennuyeux » (p. 93). Il suit le duc d*£nghienà Tarmée,
en 1646 (p. 96 et 97); il est, comme il y a lieu de Tinduire d'an
passage deGourville(p. a 16), à la prise de Courtray, puis à celle de
Mardick, où il est blessé, et non à la prise de Dunkerque*, de trois
coups de mousquet (p. 98). Ensuite sa vie ne nous offre plut, les
rébellions omises, qu'un dernier souvenir militaire, bien postérieur.
Une lettre de 1667 est écrite du camp devant Lille': il ett au tiége
comme volontaire, à Tâge de cinquante-quatre ans.