Ici est biffe et
Lettre 58. — PortefetdUes de Fallant, tome II, fol. 117-119, autographe ; au dos, la mention : « Rochefoucauld ; » cachets conserrës. Cette lettre a ëtë publiée dans les éditions de 1818, p. 218, de i8a5, p. 446, de 1869, p. 399, et dans Madame de Sablé ^ p. 5o9; elle parait être de x66a, puisqu'il y est fait allusion à la récente publication des Mémoires de la Rochefoucauld, imprimés, à cette date, en Flandre, sous la fausse rubrique de Cologne, sans TaTeu du duc : Toyez la Notice qui est en tête de notre tome H, p. X et suiyantes.
I. Voyez p. 4a, lettre 1^, note 4* Les éditeurs de 1818, iSaS, 1869, et y. Cousin, ont écrit la Tesne,
LETTRES. iSg
vue depuis peu^. On m'en a dit des choses si différentes sur les sentiments qu'elle a pour moi, que j'avoue que vous m'obligerez sensiblement de me dire sans façon ce que vous en avez remarqué ; car, à vous parler fran-' cbement, je ne puis comprendre qu'une personne qui donne tous les jours des marques d'une piété si ex* trordinaire' ait mieux aimé prendre le parti de se plaindre de moi avec aigreur et de m^accuser d'avoir fait un ouvrage qu'elle connoît bien que je n'ai pas fait ^, que d'ajouter foi au témoignage que vous lui en avez rendu. Ce que je vous en dis ne changera jamais rien à la conduite respectueuse que je me suis imposée sur son sujet ; mais je voudrois bien savoir, par une personne qui voit les replis du cœur comme vous, quels sont ses véritables sentiments pour moi, je veux dire si elle a cessé de me haïr par dévotion, ou par lassitude, on pour avoir connu que je n'ai pas eu tout le tort qu'elle avoit cru; enfin je vous demande de m'apprendre ce qui vous a paru là-dessus, car je croirai bien mieux ' ce que vous m'en direz que tout ce que j'ai vu d'ailleurs. Je ne vous dirai rien de ma belle-fille *, puisque
3. Mme de Longueville. Cette lettre est celle à laquelle nous renToyons dans notre Notice sur Us Mémoires^ tome II, p. xn, note 4 • ▼oyez les réflexions, un peu yives selon nous, qu'elle a suggérées à V. Cousin, dans Madame de SahU (édition de i854, p. ai3-ai5); nous avons essayé de définir, dans la Notice biogra' phique, p. lxy et suivantes, le véritable état moral où il nous semble que devait se trouver, à cette époque, le duc de la Rochefoucauld.
3. Voyez ci-dessus, p. 3a, lettre 8, note i. — On sait que Mme de Longueville, alors retirée en Normandie, auprès de son mari, ce qui était déjà, de la part de la duchesse, une forte marque de résipiscence, s'était laissé attirer par Mme de Sablé dans le parti
anséniste.