‹ Œuvres de La RochefoucauldChapitre 114 sur 239 · A M. LE LABOUREUR · texte numérisé non relu

A M. LE LABOUREUR

Je suis au désespoir de n*avoir pu encore aller chez vous pour vous dire que j'ai trouvé ici un homme qui sollicite Messieurs les ducs pour être chargé de la même commission dont je vous parlai Tannée passée. Ce même homme est venu céans me chercher, et ne m*a point trouvé. J'ai dit à ceux qui m'en ont parlé l'engagement que' j'ai avec vous, et même celui qu'ils ont

91 décembre i663. » Nous n^ayons pu établir de quelle a grâce » récente il est question dans cette lettre de remerciement, ni sur quoi se fonde cette date de i663.

LsTTRB 6a. — D'après un autographe qui se troure aux Ar^ cbiyes nationales, RecueU sur la Pairie^ tome VI, KK $97, p. 'j^S \ cachets conservés.

I. Au mois de mars 1664, année où fut faite la recherche de la noblesse, les ducs et pairs chargèrent Tabbé Claude le Laboureur de rechercher dans l'histoire et dans les documents originaux ce qui pourrait être utile pour le maintien de leurs droits et prérogatives ; c'est à cette occasion que le duc de la Rochefoucauld adressa au célèbre généalogiste le billet que nous publions. Il y a dans le recueil précité ^ur la Pairie (p. 71) une pièce manuscrite, intitulée: « Commission des ducs et des pairs à M. Tabbé le Laboureur, pour rechercher ce qui peut regarder les dignités et gages pour la justice. D Plus loin (p. 635-637), est une pièce imprimée, sous ce titre : a Mémoire présenté au Roi par Messieurs les pairs de France, pour la conservation de leurs rangs et de leurs droits, le a6 février 1661. » On peut, pour la date du billet, hésiter entre 1669, x663 et 1664. — - Nous avons trouvé à la Bibliothèque ns^xoiïaXe^ Manuscrits Maurepas^ tome XXIII, Fr. la 638, fol. 433, une chanson « sur la recherche de la noblesse en 1664, ii> où se lit ce couplet :

« Depuis longtemps, on ne voit que noblesse,

Sur tous les grands chemins, Chargés de sacs et remuant sans cesse

Tons leurs yienz parchemins.

Disant : « Voilà pour tous faire voir comme « Je suis gentilhomme, moi, « Je suis gentilhomme. »

a. Le mot que est déchiré, au bout d'une ligne de Pautographe.

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eux-mêmes avec moi là-dessus. Mandez-moi, sll voqs

piidt, Tos sentiments '. Je vous assure que je les suivrai

ponetuellement.

La BociaBrouçAiTLA*.

Le préte]>dant se nomme M. Baillif '•

^Suseriptian : Pour Monsieur le Laboureur.

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